Un pied en enfer (récit de vie épisode 1)

Un porte-document tombe parterre, des images d’un autre millénaire, moi, sur papier argentique, tout un univers…

Nous sommes en deux-mille-vingt de notre ère, je me souviens encore de mes projets pour l’an deux-mille, ce passage que l’on vie quand on est né à cheval entre deux millénaire. Né sur la Lune à quelques encablures de ce pied sur cette planète, Armstrong me reste en tête, une chanson, un cycliste, ou cet homme qui est regardé par une autre révolution, la lucarne de nos pensées, cette télévision… (Mauvais en langue, en orthographe, j’ignore lequel est le plus célèbre, peut-être que j’écorche votre vue, ce sont mes références, acceptez-les ou non ? )

Pourquoi écrire ses mémoires, deux raisons :

Parce qu'elle s’évapore !

Pour se sentir vivant…

Et donc, ce porte-document dans mon appartement du Finistère Nord, Plougastel-Daoulas confiné comme tout le monde, il me fait réagir sur cette distance qui existe entre l’enfant que l’on fût, l'adolescence vécue et l’adulte que je suis.

Le grand écart, et pour moi, si je me compare au cosmos, un quasi trou noir. Je m’explique, du rêve à la réalité, on passe par toutes les émotions, j’ai l’âge de m’analyser et de se souvenir de mes rires, puisque mon avenir est un corbillard, une boîte noire, j’ai cessé de vivre, ne suis qu’un mort-vivant, un inadapté social, un étron. Pourtant, je commence ma vie, rue de molène, un nom d’île de la mer d’Iroise, au large d’un des trois abers. Pas très loin de la côte des légendes...

Au début, je les ramasse ses photographies, le temps défile, pendant que je file vers la tombe comme tout le monde. L’année dernière, j’ai refait de la planche à voile, le lendemain de mes cinquante ans, vingt ans sans naviguer sur ce support. Quoi, vous me pensez frivole, un souvenir important, celui de s’offrir une séance de voile légère, oui, car pour comprendre mon pied en enfer, il faut comprendre ce qu’est un lien à la mer. Je ne savais pas, moi, qui pense si peu que tout est lié à cette mer, l’eau, à la couleur changeante de mes yeux, l’iode des poissons, le sel de la vie. Enfant, seul, je regardais l’objectif, et je souriais tant et tant, que je le jure devant père et mère, maintenant perdus aux cieux. Oui, je ne savais pas que la vasque du temps, la clepsydre, ce goutte à goutte qui donne l’horaire, une montre quoi ( Pour ceux qui n’aime pas cette locution, les Brestois les rajoutent en fin de phrase, c’est ainsi). 



jean-françois joubert

Bio, biblio... Qui es-tu jean-François Joubert ? Ah, si je le savais ? Né à Brest en 1969, une année exotique, mon sang est d’un aber, un bras de rivière qui rencontre la mer d’Iroise, un p’tit zef qui aime les îles comme Ouessant, le bateau, les sports nautiques, écrire vient naturellement, comme une évidence, en lisant et y trouvant ce que je cherchais, ouverture d’esprit et fantaisie ! Mr joubert jean-françois 1 rue Lucie Aubrac 29870 plougastel-daoulas contact : un numéro de téléphone. 0630718661 2020 Stories by fyctia Cet été-là, il pleuvait des robots 2020 stories by fyctia Désirs d'îles 2020 stories by fyctia Le naufrage de rose 2016 le petit marchand de sourires aux éditions secrètes 2016 Le carnaval des Cieux aux éditions du pont de l'Europe 2015 Le mage du Rumorvan aux éditions secrètes

Rejoignez Skōp, c'est gratuit!

Le magazine collaboratif qui vous paye pour écrire, voter & partager.

  • Aucune publicité pour les donateurs
  • Auteurs rémunérés par les dons des lecteurs
  • Contenu exclusif et personnalisé
  • Publication facile de tous vos écrits