Ubérisation de tout...

Uber-ci, Uber-ça ! C'est certainement les accusations les plus audibles que l'ont ait pu entendre ces dernières années quant à la compagnie Uber et son modèle économique disruptif, souvent accusé d'avoir causé "beaucoup de tord" à une partie de l'économie française. Dans la réalité cependant, les choses ne sont pas aussi simple. La crise de 2008 à causé beaucoup de tords et ont poussé une grande quantité d'individu à réfléchir, ou du moins, à utiliser, créer [...] un nouveau modèle de consommation qui permettrait de faire des économies. Cette explication rapide donne l'une des causes de la création de l'économie collaborative. Or, ce modèle présente bien nombre d'avantages qu'ils ne voudraient l'admettre. Dans cette optique, on peut se demander alors quelles sont les raisons qui soutiennent la mise en place de ce nouveau modèle, celui d'une économie complètement et totalement Ubérisé.

Au-delà de technologie que nous devrions tous connaitre à ce point de notre vie - une plateforme qui permet de mettre des personnes en contact direct (consommateurs/professionnels indépendants, consommateurs/consommateurs fournissant un service etc.), l'Ubérisation, semble-t-il, se définit bien au-delà de cela. Dans ce cadre, certain diront que l'ont parlerait plus de la dimension politique ou philosophique qui se cache derrière cette notion. Dans un premier temps, c'est une lutte contre le corporatisme. Souvent très obscur et opaque, les consommateurs expriment de plus en plus de doute sur son intégrité et son désir effectif de les traiter comme il se doit. Dans un deuxième temps, c'est aussi un mode de vie. D'un clic, le consommateur quel que soit l'endroit où il se trouve, obtiendrait le service ou le produit qu'il veut sans effort apparent. Un clic par ci et par là et nous voilà bien embarqué dans une habitude comfortable et plutôt efficace dans son ensemble. Alors évidemment, plusieurs autres éléments peuvent s'y greffer, mais ces deux là sont ceux qui paraissent les plus intéressants.

Des tarifs attractifs

Une des raisons principales. Souvent, il faut l'admettre, combien de fois nous consommateur avons nous été confronté au règlement d'une somme, en échange d'un service, sans savoir nécessairement ce que l'on payait vraiment ? Combien de fois avions nous l’impression de payer un tarif vraiment disproportionné relatif au service rendu ? C'est une dynamique importante auquel sont confronté les banques, les taxis ou encore les avocats, entre autre, visé par ce phénomène. L'obscurité apparente des méthodes qui pouvaient être utilisées pour calculer le prix des services amène effectivement de nombreux acteurs à modifier leur modèle économique. Donc l'Ubérisation est aussi un phénomène de simplification importante de certains processus simple à la base mais souvent mal construit avec le temps, mal gérer [...] et de toute les manières au final, quel qu’en soit les raisons, mal compris par l'utilisateur final qui se sent floué.

De plus, proposer des produits à moindre prix et de bonne qualité est devenu aussi quasiment une norme grâce à la maîtrise de plus en plus grande de la technologie. Cela se voit particulièrement avec Huawei et leurs smartphones à des prix très attractifs ou encore des startups qui proposent des services juridiques de bonne facture alors que le tarif habituel étant complètement disproportionné. Donc dans cette course pour produire produits et services à moindre coût, beaucoup d'acteurs vont être léser.

Autonomie, réintégration...

Beaucoup d'acteurs accusent l'Ubérisation de précarisation mais il faut quand même noté qu'elle a permis un grand nombre de personne exclus de pouvoir retrouver un certain pouvoir. On peut par exemple parler de la banque sans banque Nickel qui permet de réintégrer les exclus dans le système bancaire ou encore, évidemment, ceux qui n'ont pas les moyens de pouvoir soutenir l'ensemble des frais bancaires qui apparaissent souvent trop élevés pour eux. De surcroît, il permet aussi à d'autres acteurs de se diversifié -; dans le cas présent les buralistes. Donc non seulement est-ce un élément de simplification, mais c'est aussi un élément de croissance très important pour les acteurs qui sauraient surfer sur la vague correctement en adaptant leurs modèles économiques.

Comme pour la même observation peut être faite avec Uber (variations économiques, 2015), la fièvre du conducteur VTC s'est révélé très forte dans les villes avec un fort taux de chômage. Il en est ainsi de même pour les villes dont le revenu moyen est faible [...] en d'autre termes, le business model de l'entreprise a su remettre au travail une bonne quantité de personnes qui se trouvaient en situation "d'échec".

La question qui se pose alors s'avère assez simple de nature - vaudrait-il mieux être précaire moins ou précaire plus ? Ou sans activité en touchant le RSA (ou d'autres types d'aides) ou avec une activité en touchant l'équivalent du RSA ? Il n'y aucune réponse préétabli et c'est bien là une question de choix personnelle auquel nous n'apporterons aucune réponse précise mais dans les faits, il convient de remarquer les bénéfices de l'Ubérisation dans une société en panne de travail et fondamentalement gangréné par des superstructures (en particulier étatiques) trop peu agiles et bien trop dépendants de l'ancien modèle pour restructurer leurs modèles éfficacement.

Pour finir

Alors évidemment, le but n'est pas de dire que tout est rose et que l'Ubérisation résous tout. En effet, la précarisation existe beaucoup surtout au niveau des autoentrepreneurs même s'il faut noté en effet qu'une grande partie bénéficie d'une "meilleure précarité". C'est aussi le rôle de l'état d'évoluer avec la technologie actuelle ou les nouveaux modes de vie et de consommation afin d'accompagner au mieux cette tendance. C'est aussi aux acteurs de l'ancien modèle de prendre des initiatives pour monter au front en proposant des services plus innovants et modernes, ancrés dans la réalité d'aujourd'hui.

Le monde entrepreneurial n'est pas une rigolade, et même s'il est louable qu'une majorité de personnes se lancent "sur un coup de tête", il faut en effet s'y préparer correctement afin d'éviter certaines problématique encombrantes. De nombreux conseils existent sur internet à ce niveau, en incluant les MOOCs de grandes universités qui sont de très bonnes qualités (tel que EDx), mais par exemple se lancer sur une marché difficile ou en chute libre sans connaissance de cause, et juste parce que l'on souhaiterait ouvrir une entreprise, n'est certainement pas la méthode la plus adéquate pour se développer correctement.

Ubérisation de tout, certes, mais il serait aussi certainement temps que les infrastructures étatique gravitant autour de ce phénomène se mettent au pas en simplifiant leurs processus et aidant au mieux à l'accompagner. Oui, même les pro-Ubérisation ne le sont pas irrationnellement en voulant la mort des différents acquis. Juste, un système moderne pour accompagner la nouvelle révolution car les millennials montre de moins en moins d'intérêt dans l'ancien modèle grâce à la puissance de frappe énorme de la technologie, et qui permet de révolution discrète mais extrêmement efficace.

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