Strasbourg

Strasbourg. Il y était. Au moment de l’attaque. Il a eu peur, en confinement pendant des heures. Il ne savait pas quoi faire, ni où aller. Les autorités ont fermé la porte, et il y est resté longtemps.

C’était après mon cours de maths. Je sortais tranquillement du bâtiment, et allais à la BNU, comme à mon habitude. Cela m’aide beaucoup. Maintenant, je sens la motivation me gagner, et je ne pense pas au bout de l’année. L’organisation c’est un prérequis, mais être dans son cours et détenir la connaissance, s’en servir à un moment précis, c’est ça l’état d’esprit.

Bref, je m’égards. Je sors du lycée, et entre dans le tram. Cela fait bientôt 6 mois que je me rends quasiment tous les soirs à la BNU. Elle est sur mon chemin vers la gare, et j’y reste jusqu’à épuisement de mon cerveau, après toutes ces heures de khôlles et de cours.

Le tram est bondé, comme d’habitude. Je m’engouffre dans la foule. Vite, il faut que j’arrive à la bibliothèque. Je croule sous le travail. Arrêt Contades, plus qu’une station. A République, je retrouve Alex, à fond dans ses histoires de skate. Bien sûr, j’adore en parler avec lui, ça me détend à un point. J’en ai besoin après mes heures de travail.

On se dirige vers le grand bâtiment.

19h45. Je sors fumer une clope avec Alex. On se les gèle. C’est étrange, je vois la police faire des tours du parc de la République. « Mate les infos ! », me sort mon pote. Je regarde, et tape Strasbourg sur internet. Fusillade. C’est ce qui ressort en premier sur Google. Les gardiens nous poussent à rentrer dans la bibli, alors que nous allions entamer notre clope.

Confinement. Le mot est dans toutes les bouches. Personne ne parle. On attend, dans le silence.

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