Rédacteur : un métier parallèle pour les auteurs

Mes confères et consoeurs ne le savent que trop bien : il est rare, extrêmement rare de parvenir à vivre de sa plume. L'auteur à succès, best-seller qui n'a plus qu'à s'adosser à ses rentes pour écrire ses nouveaux opus, est aussi répandu que l'honnêteté dans les sphères du pouvoir : il existe, mais on n'en croise pas souvent. 

Pourtant, l'écriture est bel et bien un métier. Un métier que nous sommes nombreux à vouloir pratiquer au quotidien, comme d'autres sont infirmier, chef d'entreprise ou grand sportif. Pour ce faire, pas le choix : il faut diversifier ses compétences et débouchés.

J'ai tenté maintes fois la piste des Résidences d'auteurs mais me suis systématiquement heurtée à leurs fins de non-recevoir, la plupart du temps pour une raison relativement révoltante : "Vous n'avez pas d'expérience en matière d'animation d'ateliers". J'ai eu la désagréable impression d'être redevenue une jeune diplômée bataillant pour commencer à travailler, à laquelle on reproche... de ne pas avoir encore travaillé.

Lasse de ces impasses, j'ai fini par m'ouvrir à d'autres horizons, découvrant ainsi la profession de "rédacteur". Et grâce à ce nouveau métier, j'ai enfin retrouvé un peu de souffle financier. Pendant six ans, focalisée sur ma "carrière" d'écrivain et de scénariste, je me suis battue pour produire, produire, produire, me constituer un réseau de professionnels susceptibles de m'aider, un lectorat fidèle, le tout en restant bloquée bien en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, j'ai beaucoup moins de temps pour écrire, mais je ne fais plus mes courses avec une calculette.

Comment devenir Rédacteur ?

En démarchant les agences de communication, dont les compétences sont bien souvent très techniques en matière de stratégie et de conception, mais inexistantes quand il s'agit de qualité de rédaction des supports et messages.

En se tournant également vers les agences de "storytelling", très en vogue actuellement, et pour lesquelles les auteurs gérant déjà leur propre site web et communication, peuvent présenter un profil on ne peut plus intéressant.

Enfin, en candidatant auprès de sociétés spécialisées dans la transcription de débats et colloques, qui ont besoin de rédacteurs pour assister aux réunions et rendre compte des échanges ou exposés à travers divers types de documents (qu'il vous faudra apprendre à maîtriser).

Dans les deux premiers cas, vous conserverez un peu de part créative ; dans le dernier, vous devrez surtout faire preuve de technique.

Evidemment, cette nouvelle corde à votre arc vous empêchera de tendre pleinement celle de l'écriture à proprement parler. En ce qui me concerne, je n'ai rien écrit depuis quatre mois. Mais j'espère ainsi réussir à thésauriser suffisamment pour me dégager une autoroute de création sur le premier semestre de l'année prochaine.

Nous pratiquons un métier difficile, exempt de tout statut protecteur, qui nous contraint à nous montrer pluridisciplinaire, à nous adapter au marché, à monter des systèmes qui nous permettent de maintenir le cap. Le métier de Rédacteur peut vous aider à rester dans la branche rédactionnelle plutôt que de vous tourner vers des jobs qui ne vous intéressent pas le moins du monde.

Alors n'hésitez pas à offrir vos compétences à d'autres débouchés !

Meilleures pensées à tous.

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