NON AU HARCELEMENT SCOLAIRE

Il y a des blessures dont on ne guérira jamais. Des blessures qui resteront ancrées dans notre âme et notre cœur. Des blessures qui nous marqueront à vie.

La vie, parfois, est un lourd fardeau à porter. Une souffrance tellement forte que l’on marche le dos courbé, la tête baissée pour ne pas voir et ne pas être vu.

Lorsque l’on grandit dans un monde de douleur et de rejet il est très difficile d’avancer la tête haute avec une belle estime de soi. Plus le gouffre vous engloutit et plus vous vous perdez dans les méandres de la souffrance. L’espoir s’éteint un peu plus chaque jour.

Si l’adolescence est un passage plus ou moins douloureux suivant les expériences de chacun, pour certains c’est la traversée de l’enfer.

Nous commençons à apprendre sur soi, sur la vie, sur les relations humaines. Les 1ères blessures de l’âme et du cœur surviennent.

Le collège, le lycée de belles époques, de beaux souvenirs mais aussi des cauchemars, la souffrance.

Se réveiller tous les matins, en ayant passé la nuit à pleurer, la boule au ventre, les vomissements, les tremblements, le désir d’être loin de tout, de disparaitre. Si seulement.

Disparaitre pour ne plus devoir aller dans l’Antre du Diable. Et se retrouver quotidiennement jetée dans la fosse aux démons.

Etre la proie du mal chaque jour. Se demander pourquoi ? Est ce parce que nous sommes différents ? Est ce parce que les personnes mauvaises s'attaquent aux plus faibles par lâcheté ? Pour se donner de l'importance vis-à-vis de leurs camarades ? Est ce une raison pour eux d'exister ? Prisonniers de leur jalousie et de leur méchanceté, ils ne peuvent agir autrement que de se nourrir de la souffrance qu'ils sèment ? Il leur faut donc, pour exister, une âme à détruire.

Comment choisissent-ils leur victime ? Je l'ignore. Mais j'ai ressenti dans ma chair le venin de la méchanceté humaine.

Se lever chaque jour sachant qu'on allait être la cible des moqueries faciles, de l'ignominie gratuite d'une catégorie d'individus.

Des journées retranchée dans un mutisme, isolée, dans la détresse et la solitude. Les larmes oui ces larmes qui ne cessaient de couler.

Tous les matins, assise dans le bus, le visage tourné contre la vitre afin que personne ne puisse voir mes larmes. Le ventre se nouait au fur et à mesure que le bus approchait de l’Antre du Diable.

Le plus douloureux était-ce le harcèlement que je subissais au quotidien ou le faite que mon frère, mon cousin qui je côtoyais dans le même lycée agissaient comme s’ils me connaissaient pas ?

Il n’y avait aucun répit que ce fut pendant les cours, les profs qui faisaient semblant de ne rien voir et rien entendre. Dans le bus pendant le trajet aller/retour, ceux qui simulaient des actes sexuels dans le dos et durant la récréation qui passaient des mains… Il y avait toujours un moment, une situation… La seule accalmie demeurait pendant les heures de pauses entre chaque cours, seule adossée à un mur le regard face à la vitre au loin, les larmes qui coulaient.

Ce harcèlement quotidien devenait tellement habituel qu’il finissait par devenir « normal » et on acceptait, on se résignait. Après tout c’était une journée ordinaire.

Rentrée à la maison, on cache notre détresse, on sourit, on raconte que tout va bien et la nuit tombée on s’endort en pleurant.

L’on se demande « pourquoi ». L’on voudrait disparaitre. Ne pas se réveiller. Pour ne plus y aller. On essaie de comprendre mais il n’y a rien à comprendre.

L’on se dit que c’est ainsi. Que nous devons accepter tout cela et se taire. Mais non, en aucun cas il faut accepter et se taire. Il faut en parler car personne n’a le droit d’être rabaisser, de subir la méchanceté d’autrui, de souffrir de la sorte par la faute d’un autre individu. Ce n’est pas normal. Dites vous que vous êtes une belle personne, d’une grandeur d’âme et de cœur et qu’en aucun cas vous devez vous résigner à accepter et subir tout cela.

Corinne MOLINA

L'écriture c'est ma vie. La musique ma passion. Certains peignent leurs émotions. Moi j'écris. L'écriture vibre et fait partie de moi. Ecrivain public : si besoin d'aide pour la réalisation de vos romans, courriers administratifs, conseils, corrections, aide aux devoirs français-anglais, prestations administratives. N'hésitez pas à me contacter corinne.molina@Hotmail.fr http://corinnemolina.jimdo.com/ Facebook : Corinne Molina Ecrivain

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