Mon histoire avec les MOOCs...

Lecteur, si vous ne savez pas à quoi je fais référence, sachez que vous ne trouverez pas la réponse dans cet article, mais sachez que Oui ! J'ai eu l'opportunité de me former avec des MOOCs. Ce sont des outils complémentaires afin d'acquérir des compétences supplémentaires mais croyez-moi, vous sauriez plus si vous vous lanciez sur l'une de ces nombreuses plateforme existante sur le web. J'en fait un premier sur le marketing sur EDx, un autre en comptabilité sur Fun-MOOC, un autre sur l'HTML ou encore sur la gestion de projet. Étant étudiant en première année de Master, cela peut s'avérer bizarre de se réduire à cela. Alors, évidemment, vous diriez que cela ne veut rien dire et puis de toute façon ça dépendrait de la filière dans laquelle je me trouverais mais après de nombreuses utilisation, je me suis rendu compte au fur et à mesure des pièges mais aussi des vertus de ce modèle.

Il faut dire que je connaissais MOOC depuis assez longtemps. Je dirais même, depuis sa première sortie en grande pompe. Figurez-vous que j'étais même inscrit sur une plateforme française entre 2012 et 2015, sans rien y faire, c'est à dire ni suivre de cours ou sans même interagir avec la plateforme, jusqu'à cette fameuse histoire.

Je fais partie ce que l'on appellerait la génération YouTube. Alors, en marketing, on parle de millennials. Google-it, vous verrez de quoi cela parle. Mais je dirais succinctement, c'est celle qui quand elle veut comparer ou acheter un nouveau produit, va sur YouTube. Quand elle veut apprendre à utiliser un logiciel, va sur YouTube ou tout simplement, regarder une émission, un fait divers... bref, YouTube. Cela fait en effet des décennies que je n'ai plus regarder la télévision et que je n'arrive même plus à la regarder passivement, comme ça, mais à force, c'est bien de cette manière que j’ai appris à maîtriser Access ou encore Photoshop pour des projets professionnels ou même personnels. C'est grâce à ce vaste réseau que créer cette économie collaborative, qui amène ce qui était une fois inaccessible au commun des mortels, qu'une grande partie de cette génération apprend.

Vous savez quoi, c'est aussi le cas de ce fameux jeune homme, qui s'était retrouver à la Silicone Valley à 18 ans en tant que développeur en ayant appris le codage seulement grâce au MOOCs. C'est cette histoire que je devais vous raconter.

C'était une sorte de surdoué. Il aurait pu faire une grande école. Il aurait pu suivre la voie classique que les parents insistent que leurs enfants suivent alors que les limites du système ont montré ou montrent leurs limites. Il aurait pu être au chômage comme bien d'autre après cinq années d'études. Mais lui, à contre-courant, s'est auto-formé en toute simplicité grâce à ce modèle innovant, et le voilà bien au-dessus déjà de personnes qui ne sont qu'à leur première année d'étude en École, au délicieux coût de 15 000€ l'année.

C'est de là que j'ai eu le déclic et que j'ai décidé de m'y mettre sérieusement. J'étais intrigué. Quels étaient les éléments de ce système qui pouvait transformer quelqu'un de zéro en héro.

Mais vous l'avez certainement vu à travers mon expérience, le principal point négatif se trouve dans la volonté. Il m'a fallu quatre ans pour trouver une richesse dans le MOOC. Et si je m'y étais mis comme ce garçon, qu'en serait-il advenu de moi ? Il est clair que si vous n'avez pas ce désir de faire la formation par vous-même, les MOOCs s'avère compliqué. Je l'avais, mais pour diverses raisons je ne l'ai jamais vraiment mis en pratique. Le fait même que je m'étais inscrit montrait effectivement ma curiosité mais quelque chose n'avait pas fait tilt.

Le MOOC, je l’admets, après l'avoir utiliser sur diverses plateformes, peut être une réelle mine d'or. Surtout si vous avez la chance de tomber sur de bon professeurs, passionnés et doués. Alors évidemment, j'ai beaucoup simplifié en insinuant que n'importe qui pouvait être ce garçon mais il convient d'accepté que ce n'est ce n'est pas le cas. Cependant, ne soyez pas surpris de voir de plus en plus de jeune réussir par cette voie détournée.

De plus, il faut admettre que la multiplication des cours n'est pas nécessairement gage de qualité mais c'est aussi rôle des plateforme de veiller à ce que la qualité soit là et aux utilisateurs de signaler les fautes.

Mais un des grands points positifs avec ces MOOCs, c'est qu'on a le temps avec soit même pour apprendre à son rythme, sans la pression de la note ou du parent qui imposerait le bulletin scolaire parfait. Ce MOOC sur le marketing a été une grande satisfaction personnelle. Les professeurs comme nul autre, savait manier l'art des exemples illustrés avec des exemple théoriques parfaitement accessible.

De toutes les manières, la beauté du MOOC se trouve dans le fait que vous y venez pour ce que vous voulez. Tout le monde ne veut pas être milliardaire ou être à la Silicone Valley. Cela ne voudrait pas dire pour autant que vous ne devriez pas avoir droit à des contenus de qualité. De toute façon, il y a bien des études qui montrent qu'une part grandissante des personnes issue des grandes écoles font finalement tout le contraire de ce pour quoi il avait été formé. Cela me rappelle un reportage de 66 minutes de deux jeunes femmes que j'avais regardé en VOD, issue de grande école et qui se plaisait dans la boulangerie. De Bac + 5, elles repassèrent un CAP Boulangerie et avait même passé un le concours national pour devenir le fournisseur attitré de l'Élysée pour une année [...]

La question qui se pose face à la présence grandissante du numérique dans l'éducation, est la reconnaissance de ces savoirs et de ces compétences sur un CV ou une lettre motivation. Et là, les choses ne sont absolument pas à la hauteur. Oui, j'ai suivi des MOOC, mais souvent cela ne veut techniquement rien dire. Il y a toujours cette obsession du diplôme comme si c'était lui qui faisait l'homme alors que c'est tout le contraire. Un diplôme "pauvre" peut être largement enorgueilli d’éléments complémentaires comme les MOOCs car souvent délivré par de grands professeurs et de grandes écoles sur un format souvent basé sur le système scolaire classique. Certes, certains proposent des certificats, mais un doute subsiste sur la manière dont ceux-ci sont réellement pris dans la société actuelle, toujours resté somme toute dans l'ancien modèle.

Quoiqu'il en soit, la beauté de l'économie collaborative demeure. C'est le fait qu'une grande partie de ce qui était dit inaccessible, le redevient. On le voit dans tous les aspects de la société dont l'éducation. Beaucoup de grande faculté Américaine on leur MOOC. Payant, gratuit... cela importe peu, c'est de la connaissance. Vous pouvez prendre des cours de Berkeley au fin fond de l'Asie.

Ce que le MOOC nous dit, c'est que les personnes qui ne saurait s'adapter à ce nouveau modèle économique en restant cloîtré dans leurs tours d'ivoire n'aurait rien compris, et se feront autant dépassé qu'étrillé par la vague de la disruption.

Je continue à utiliser le MOOC pour beaucoup de sujets. Certains, je les suis pour le fun, par curiosité, d'autres, je me mets un peu plus la pression afin d'en tirer réellement quelque chose pour mes projets personnels, mais peu importe l'objectif, je dirais que c'est un élément assez important pour soi-même, même si ce n'est pas encore reconnu officiellement comme un vrai outil de gain de compétences.

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