Métier : youtubeur

Nouvelle vague, nouvelle mode. Le youtubeur (traduction de l'anglais youtuber) arrive. Le youtubeur séduit. Le youtubeur a des abonnés et, et... le youtubeur est payé ! Et oui, ils nous font rêvés, Lasalle, Cyprien, Le rire jaune, Squeezie... Normal, ils sont bons, ils sont drôles, ils ont la tchatche mais en même temps, nous le savons ils sont payés.

https://www.ohmymag.com/youtube/decouvrez-le-salaire-des-10-youtubers-francais-les-plus-riches_art115010.html


Alors, on en parle, on rêve de faire aussi youtubeur, ce nouveau métier qui déchire sur la Toile et qui rapporte en prime, un bon télétravail pépère devant son écran d'ordinateur. Oui, nous aussi on aimerait bien. Mais voilà, on a pas tous le talent. On a pas tous l'envie de rester les fesses vissées à un siège toute une journée (là j'exagère un peu, je pense qu'ils sortent de chez eux sourire) et il y a déjà beaucoup de monde sur le coup pour le faire. Il faut donc donc sortir du lot pour avoir de nombreux abonnés, des milliers, des millions.... et pour cela il faut toujours être original et voir le truc qui va plaire au grand public.

Le hic, c'est le revers de la médaille.

derrière la célébrité, la solitude

Se sentir isolé alors qu’on a des centaines de milliers d’abonnés, quelle ironie ! C’est pourtant le revers de la médaille de certains de ces créateurs de vidéos sur YouTube. La solitude peut être  omniprésente ; s’entourer est de plus en plus difficile à mesure que la notoriété augmente. Et oui, au sommet c'est bien connu nous n'avons pas que des amis, il y a les faux amis, les faux culs, les envieux... La famille ne comprend pas aussi notre "métier" et pire, le harcèlement de masse, les insultes et la violence des réseaux sociaux peuvent devenir rapidement le lot quotidien.

La société et certains médias refusent le statut de professionnels aussi aux Youtubeurs.

Rassure-vous, tout le monde ne rame pas sur YouTube.

Il y a des aussi créateurs et des créatrices très heureux, des amateurs comme des professionnels qui s’épanouissent largement dans la production de vidéos.

Tout le monde ne crée pas des vidéos pour en faire vraiment un métier. Pour certains il s’agit d’un bonus, pour certains, c’est juste une façon comme une autre de partager leur passion au monde entier. Et pourquoi pas d'ailleurs.

Si tu souhaites en faire ton métier ou développer une communauté, le principal, c’est finalement de savoir dans quel univers tu mets les pieds, de les garder aussi bien sur terre et de garder du plaisir à le faire.

Petite parenthèse, mon fils, 10 ans, collégien a découvert ce milieu et bien évidemment en doux rêveur se verrait bien lui aussi un Lasalle. En attendant, il fera bouger ses petits pouces sur son clavier et sur une PS4 et là nous bassine avec le fameux jeux GTA (Grand Theft Auto) qui le fait tant rêver. Le problème ici, c'est que mon fils est dyslexique et TDA et que je ne suis pas convaincue des bienfaits de tout ce rêve pour lui. N'est-il pas connu que l'on est vite un geek dans le domaine du jeu vidéo et de l'Internet ? Et cet univers est-il bon pour se former à la vie ?

Youtubeur d'accord, nouveau métier sur le marché. Mais il nous faut aussi bien réfléchir à tout ce qui entoure ce poste tant convoité. Nous voyons hélas trop l'illusion, les paillettes et ne regardons pas réellement.  Un enfant par exemple ne verra pas le côté sombre du métier de rêve, les insultes que l'on peut recevoir et n'y est pas préparé. Mais qui peut réellement y être ?


L.G.



Laetitia Gand

écrivain, chroniqueuse littéraire, rédactrice freelance laetitia.gand422@orange.fr http://le.comptoir.des.mots.over-blog.com/ http://laetitiagand.simplesite.com/434673763 http://leslecturesdelaeti.eklablog.com/

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