Lux - Maud Mayeras

Lux - Maud Mayeras

Éditions Anne Carrière

La dernière fois que je t’ai parlé de Maud Mayeras, je te disais ça :

« Elle t’emmène, elle te promène, elle te laisse croire que t’as tout compris… Mais c’est une erreur. T’as pas compris du tout.

T’es juste happé par ce style qui te donne l’impression d’être tellement simple… Mais rien de simple. Rien de facile. Juste du travail. »

C’était en octobre 2015.

J’avais prévu d’écrire, ce week-end.

J’avais pas prévu Lux.

J’avais pas prévu Maud Mayeras.

Parce que ce roman, il te prend aux tripes, il t’attache et il t’emmène au bout d’un chemin où t’avais pas prévu d’aller. Le genre de chemin où tu cours, de plus en plus vite, et où tu finis par avoir du mal à respirer.

Ce qu’il faut que tu saches, c’est que Maud, elle écrit pas pour de vrai.

Elle te donne à voir et à vivre.

Des auteurs qui écrivent, il y en a plein.

Des auteurs qui te font sentir, il y en a aussi.

Ceux qui te donnent à voir, il y en a pas tellement.

Ceux qui font vivre leurs personnages, il y en a encore moins.

Le secret de « Lux », c’est ça.

Tu vas voir vivre et peut-être mourir tous les gens que tu vas croiser.

Tu vas comprendre pourquoi Antoine il aime tellement Hunter et son sourire.

Tu vas tomber amoureux de Lark, et toi aussi, tu vas vouloir la protéger pour qu’il ne lui arrive rien.

Peut-être que tu vas y arriver.

En tout cas, tu vas les suivre, pas à pas, au milieu du désert australien. Ce désert où t’as jamais mis les pieds, mais que tu vas avoir la sensation de connaître en refermant ce roman.

La nuit, à peine éclairée par les étoiles, et le jour, brûlant et éblouissant.

« Lux ».

C’est avec ça que tu mesures la lumière que Maud te laisse entrevoir.

Tu vas oublier de respirer, parfois, pendant une phrase ou deux, et quand l’air va te manquer, tu vas l’avaler comme si tu n’avais pas bu depuis des jours.

Les monstres, ils se cachent souvent au cœur de notre enfance.

Sur « Reflex », je disais aussi :

« La douleur de l’enfantement est là, bien présente, la peur du devenir de l’enfant, de celui que nous allons porter sur nos épaules et dans lequel nous fondons parfois tous nos espoirs, celle qui nous dévore au point de parfois nous empêcher de l’aimer… »

Je sais pas si cette peur a permis à Maud Mayeras d’accoucher de « Lux », mais j’ai pourtant eu ce sentiment, au détour de certaines phrases.

Deux romans tellement différents, et pourtant tellement semblables.

L’enfant a grandi.

Il aurait pu devenir le monstre qui se cachait derrière son sourire au mille dents.

Ou pas.

Tu veux que je te dise ce que je regrette ?

Quand j’ai refermé la première version du « Fléau » de M’sieur King, je me suis dit que j’en aurais bien avalé une centaine de pages de plus.

Là aussi.

Maud Mayeras a grandi.

Elle est devenue un auteur, à mon sens, incontournable.

Je sais que le prochain est déjà dans sa tête.

Si elle pouvait commencer à fracasser son clavier, histoire qu’on n'attende pas 2019…

À travers ses posts sur le réseau social, elle affiche clairement sa différence et sa capacité à être une femme, avec toute la richesse qui tient dans ce mot.

Moi, comme mot, j’en ai qu’un :

Merci !

www.leslivresdelie.org


Nicolas Elie

J'écris, je lis, puis j'écris...

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