Les femmes et le sport

Les jeux olympiques sont l'occasion de voir des sports qui sont rarement mais aussi du sport féminin. Pourtant on s'interroge rarement sur ce qu'est une femme, au sens sportif en tout cas.

Loin des études de genre, plus récentes et mises depuis peu sur le plan médiatique, la question de la "féminité"des sportives s'est posées depuis les années 1930. Dès 1934 la coureuse Zdenka Koubkova, après avoir décroché un record mondial, a été accusée d'être en vérité un homme opéré.

Pour pallier à ces "dérives" et laisser les femmes -plus faibles, évidemment- concourir entre elles sans tricherie, sans bénéficier d'avantages naturellement accordés aux hommes, des tests de féminités sont mis en place.

En 1966, la Fédération Internationale d'Athlétisme met en place un contrôle gynécologique et anatomique. Ce test est jugé humiliant par les sportives (surprenant, n'est-ce pas ?). Des tests chromosomiques, d'abord destinés à détecter un second chromosome X, puis le chromosome Y, sont ensuite mis en place.

En 2000 ces tests sont supprimés mais le personnel médical peut intervenir de cas de doute sur l'identité sexuelle d'une athlète. Une dizaine d'athlètes vont rater leur "test de féminité".

En 2008 les organisateurs des Jeux font passer des tests aux athlètes présentant une morphologie "suspecte", c'est-à-dire masculine.

Depuis 2012 le test inclut une analyse du taux de testostérone. Cependant, la présence de forts taux de cette hormone ne semble pas nécessairement impliquer de meilleurs résultats.

A ce jour la question de ce qu'est une "vraie femme" n'a toujours pas été résolue...et la position vis à vis des sportif-ve-s intersexes n'est toujours pas claire.



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