Les amis d'amis via les réseaux sociaux

Environ 26 millions de français sont inscrits sur Facebook, le célèbre site de réseau social créé par Mark Zuckerberg.

Parmi tous les français inscrits sur Facebook, on tire au sort 2 personnes : la probabilité pour que ces deux personnes aient un ami en commun est de 0,0058, soit une chance sur 172, si l'on considère que chaque français inscrit sur Facebook a environ 600 "amis".

Avec ce genre de calcul de probabilité, on peut même apprendre des choses intéressantes.

Par exemple, l'on sait que lors d'événements violents et graves comme les attentats terroristes commis ces dernières années, il existe un risque d'environ 1 sur 408 806 pour être soi-même victime d'une telle tragédie en France. Même si la probabilité est relativement faible pour un seul individu, le réseautage social est structuré d'une certaine façon dont la conséquence que la proportion de personnes qui connaissent quelqu'un qui connaît lui-même quelqu'un ayant été victime de terrorisme est élevée.

En effet, selon un sondage effectué sur Twitter, 40% des votants déclarent connaître quelqu'un qui connaît lui-même quelqu'un ayant été victime d'un attentat terroriste. Une pareille proportion est crédible.

Concernant le réseautage social humain naturel, dans la vie courante et non sur internet, et d'après un nombre limite d'amis de 150 (nombre de Dunbar), la probabilité pour que deux français aient un ami commun est de 1 chance sur 434 783 environ. Mais la probabilité pour qu'il y ait un ami commun entre les amis d'un français et les amis d'un ami de ce français atteint quand même 1 chance sur 1587.

Selon la théorie des six degrés de séparation , établie en 1929 par le hongrois Frigyes Karinthy, toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus six maillons.

Ce paradoxe apparent a été vérifié en novembre 2011, lorsque Facebook a publié, en partenariat avec l'Université de Milan, une étude traitant, en partie, de ce sujet. Celle-ci est basée sur un échantillon de 721 millions de personnes (ce qui représentait l'ensemble des utilisateurs de Facebook, à cette époque). Cette étude nous apprend que chaque personne est reliée en moyenne par une chaîne de seulement 4,74 relations à n'importe quelle autre. On comprend mieux pourquoi les rumeurs, les légendes urbaines, et les théories du complot se répandent si rapidement, surtout via internet.



© 2016 Philip Tchelovek

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Philip Tchelovek

Blogueur scientifique. Présent sur Skõp depuis le 19/03/2016. Articles sous copyright, mais vous pouvez partager les URL librement.

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