Le Transsibérien, Michel Strogoff, Jules Verne et moi

Moscou, il était une certaine heure moins 35 degrés. Je venais de me réchauffer au café bien chaud par ce froid du matin. Mon croissant flirtait avec mon grand bol de café pour se réchauffer la peau briochée. Je prenais dans quelques heures, le Transsibérien, un véritable défi, pour moi « Petit pingouin frileux ». Même si l’on m’avait vanter l’envoûtement que provoquait ce train hors du commun, j’attendais de palper le moelleux des sofas, des gâteaux à la soie, à la confiture de taffetas. Mon plus long périple chemin faisant en rail d’enfer, 9288km à regarder en défilé de plusieurs quatorze juillet. J’avais retourné « Kazakhs », entre vodka et Taïga, j’allais jusqu'à épuiser mon stock d’espoir à Vladivostok. Je voulais retrouver l’Anastasia de mes nuits blanches, lui tenir les hanches, les cheveux perdus sur ses reins en avalanche. A l’hôtel National je priais sur mon pieu, d’avoir cette foi un peu de chance. Je m’approchais du miroir légèrement craquelé, une image opaque se reflétait, je voyais « L’effet mes rides », nous étions le 29 février de l’année d’à côté. Je m’imaginais déjà en train de traverser les wagons, un flacon d’émotions à vaporiser sur mes pas encore frais. J’avais lu un roman, il me guidait à présent tel un « Fortune cookie » au message sublimé. Une version inconnue que j’avais trouvé au hasard des mes déambulations, voyages de librairie en librairie. Je l’avais toujours avec moi, je pus en quelques notes un Si lyre, qu’un certain Sacha, contrôleur à l’allure dégingandée devait me guider. Le seul autre indice que je possédais tenait en quelque mots, « La traversée du passé sera ton futur au sein du Transsibérien ». J’enfilai mon pull à col escarpé, je tordis le cou aux idées reçues, même en plaine boite à lettres. Je fichais mes yeux sur des talons aiguilles qui passaient prés de la place rouge, semelle baiser sur le pavé. Il était temps d’hiver, j’allais hagard me rendre sur le quai, le souffle brisé, j’expirai prés d’un soupirail. Il était là, vert sale, tel un navire de fer qui avait essuyé des tempêtes d’embruns, des flocons salés corrosifs lui rayant les flans, tels des ongles aux couleurs boréales. Le visage givré je grimpai sur le marche pierre, tel un pèlerin qui s’en allait à Saint-Jacques de Compostelle. Je gravai mes initiales,« Jour de dépit, jour de départ, je prie, clandestin du hasard ». Je m’installai dans mon compartiment châtiment, « Spalny Vagon », un homme me salua en cyrillique, je me contentai d’un sourire acrylique, à la commissure de mes lèvres de l’antigel remplaçait la salive figée. Mes valises sous les yeux, je collai dans les filets à bagages, le reste de mes naufrages. Tout avait déjà été mis à sac, je n’en prenais plus qu’un. Je quittai cet endroit, en pensant avec humour, « Le con parti ment ! ». Je voulais juste des songes, après moi les luges glissaient sur la poudre blanche souillée. Je restai un moment dans le couloir, regardant les allées, les parvenues qui trépignaient. Un contrôleur s’approcha, il sifflait la Traviata. Du Verdi sur du manteau neigeux, cela était tout à fait improbable. Une odeur de Bergamote m’emplissait les narines, j’étais intrigué par son allure dégingandée, son uniforme noir un peu étriqué, il semblait sorti d’un album de Sempé. Je pus saisir son nom au passage gravé sur une plaque dorée, elle pendouillait à l’instar d’une décoration sur sapin, « Sacha ». Ses cheveux bruns trop longs dépassaient de son couvre-chef, il affichait un air insouciant, oubliant les billets à point sonnés, le roulis du wagon orchestrant l’ensemble. Je persiflais dans mon coin, en entendant son air détaché d’opéra. Je lui filai le pas et le chahutai de l’épaule. Il continuait à siffler. « S’il vous plaît ?! », me risquais- je. Il se mit de côté, son regard torve me transperça la rétine. L’essence en térébenthine, je m’essuyai l’affront. « Oui monsieur ? Soyez concis ! ». Je ne savais comment lui expliquer, le livre, lui mon guide, les indices, sa description. Tout cela semblait si étrange et absurde. « Vous êtes mon guide ! Je le sais depuis des années, c’est pour ça que je suis là ! ». Il leva les sourcils, croisa les bras, le ton plus marqué, « Ici vous savez, on prend le temps. Je dis toujours, un temps pour il, un temps pour elle, c’est le voyage. Une semaine ou bien plus, sans arrêt parfois ». Puis il tourna ses talents d’orateur et se remit à siffler en continuant sa ronde de nuit. J’avais perçu son message intemporel. Le calendrier pris dans la banquise restait prisonnier. Des années « Sibérie-sextiles », cela ressemblait à une machine à remonter « Au temps en emporte le vent ! ». J’emboîtai la marche de Sacha l’ego à fleur de peau, fébrile autour du nombril. Devanture, rideau levé genre « En avant les histoires ! ». Le jour blanc se levait, je jetai furtivement un iris par la vitre scellée, paysage majestueux et infini. Moi qui avais failli me pendre à Moscou, entre Bolchoï et café Pouchkine, je noyai mes drames dans le lac Baïkal, mes larmes bancales alignées. Wagon bondé, restaurant chaud devant, Sacha siffla trois fois. Un homme la soixantaine au manteau élimé, argent compté, s’aperçut uppercut de la vie, qu’il avait juste deux quoi. Un pour un cacao chaud, l’autre pour un repas chocolat, troubles de la misère pour des roubles couteux, à couteau tiré. Il commanda sur le chant, rimes qui trimaient, ce breuvage providentiel. Quand le verre arriva sur table rase, il ne se brûla pas, autour du contenant une enveloppe en bronze sculptée caressait les phalanges. Il but par petites gorgées le cacao en or fève, au fond du verre il vit un petit morceau de torchon. Les yeux grands tout vert, il se mit à geindre interpelant un serveur, « Vous vous rendez compte ! Un morceau de torchon dans mon chocolat ! ». Le serveur dédaigneux de tant de pauvreté, « Pour 8 kopecks vous ne vouliez tout de même pas un manteau ! ». Interloqué, je fronçais le tissu de ma veste masquant ainsi l’humeur de mes sourcils. J’avais un instant perdu de vue Sacha, je sentais son parfum de Bergamote qui flottait dans le wagon-Flacon, il sifflait saxo, je recollai à ses semelles. Soudain il siffla plus doucement, un trombone au bout des lèvres, il murmura, « Jules, c’est moi ! », la porte d’un compartiment s’ouvrit soudain. Sacha remarqua ma présence, « Contrôle de légitimité ! », j’ouvris le large, le temps de m’amarrer à cette oraison qui me priait sans raison. Un vieil homme aux cheveux blancs en bataille, à la barbe hirsute inclinait la tête, « Laisse-le entrer Sacha, cet homme me paraît bien curieux ! ». Je le remerciai d’un cygne sur lac apaisé, tout en exhalant de ma poche secrète un zeste de « Citrus Bergamia », ce qui avait pour effet de provoquer un roucoulement dans la bouche de Sacha le dégingandé. « Je me présente, Jules Verne, écrivain, et vous ? ». Je restai un moment bouche bée, traversé par les flots, Marina baie des anges. Comment cela était-il possible ?. Le légendaire monsieur Verne était mort en 1905, et nous étions l’année d’après celle de l’élection du souverain universel, qui avait eu lieu en 2050. Je bredouillai entre mes dents, « Frédéric Cardinal, tisseur de mots, point de riz principalement ». Il s’esclaffa en m’envoyant une tape dans le dos, « Vous avez le sens de l’humour mon ami ». Il regardait sa montre à gousset, Sacha se mettait à siffler « Tea for Two, and two for tea ». Je supposais que Jules Verne attendait quelqu’un, il paraissait légèrement fébrile. Il me pria de m’asseoir, je me sentis soudain au placard, cette troisième au confort sommaire, une semaine à voyager ainsi valait tous les courages. « Monsieur Verne, si je peux me permettre, pourquoi le « Platzkart » ?. Il caressa les poils de sa longue barbe, « Michel ne jure que par cette troisième classe. La peur de s’engoncer dans le confort de la bourgeoisie sans doute ?! ». Sacha sortit prendre un autre air prés d’un vieux juke-box rongé par la maladie d’amour. « Qui est ce Michel que vous semblez attendre ? ». Il se leva, je vis se refléter dans ses pupilles tous les orphelins du monde qui couraient dans les steppes gelés. Le silence devenait secret, une ligne de pureté se dessinait sur l’horizon, seul le bruit du Transsibérien qui se faufilait sur le jour nous rappelait à la réalité. « Michel Strogoff mon ami, mon vieux compagnon d’aventures ». Je frisai le malaise, passai par l’île de Ré, empruntai des sels aux paludiers qui se mirent à se marrer devant mes tourments de chaland. Tandis que je reprenais mes esprits, Sacha saxo repassa par là, il accompagnait un homme. La trentaine, les cheveux blonds bouclés, les yeux bleus, le visage pâle et le nez large. Outre sa beauté insolente, il était grand et paraissait robuste. J’en déduisais que Michel Strogoff venait se joindre à nous. L’imaginaire côtoyait les revenants. Je ne croyais en aucun dieu, n’avais ni mentor ni maître, mais là tout éveillé que j’étais, je prenais une autre dimension entre le troisième et le cinquième étage de mon ciel étoilé. Jules et Michel s’étreignirent copieusement, je faisais un peu potiche, affichant le plus possible la meilleure figure de poster que je connaissais. « Michel, Je te présente Frédéric, un homme de lettres ». Je me sentis rougir, coup de soleil sur ego, mais fort satisfait d’être comparé à un illustre écrivain tel que Jules Verne. Michel Strogoff, le cœur en apostrophe me secoua la pince, je rassemblai mes doigts avec cette poignée du passé qui m’emmenait vers demain. Je ne pouvais m’empêcher de questionner le rationnel, « Monsieur Verne, vous êtes décédé il y a bien longtemps, et Michel Strogoff n’est autre que le personnage principal de votre roman éponyme ». Sacha réapparut soudain, il sifflait rageusement, je devais sans doute l’agacer. Il fit un « Moonwalk » et me montra ses plus belles dents, genre « Je te mords à sang et en pire ». Le vieil homme se réjouissait de cette scène improvisée. « Mon cher Frédéric, dans ce Transsibérien c’est un autre monde qui coexiste avec votre propre réalité. Oubliez ce que vous voyez, vivez ce que vous imaginez, là se trouve le pouvoir de l’esprit ». Sacha nous apporta une tasse de thé à la Bergamote. Je me sentais étourdi, Jules Verne était en train de lire la bande dessinée de Bettina Egger, « Un voyage en Transsibérien », et sa fameuse légende du chat de Kazan, l’intelligence d’Astrakhan, l’esprit de Sibérie. Sacha le siffleur et Michel Strogoff s’étaient concoctés avec le Tupperware du bord, un steak tartare sauce invasion, une spécialité Turco-Mongole. Soudain Michel prit une pause de ninja et s’écria, « Ivan Ogareff ! Scélérat ! Traître ! Je sais bien que tu es là, montre toi que je te coupe la tête ! ». Il agitait devant lui une épée, je me souvenais que dans le récit de Jules Verne, il avait failli devenir aveugle à cause d’un sabre brulé à blanc. Mais les larmes qui lui étaient venues en voyant sa mère effondrée, avait sauvé sa vue. Je m’étais collé à la paroi du compartiment, Jules essayait d’effacer l’encre exalté pour calmer son héros. Sacha faisait des sauts de chat à l’instar d’un petit rat d’opéra. J’essayais de meubler la conversation, tandis que Michel tel un derviche tourneur, entamait une danse toupie. « Vous êtes d’Amiens monsieur Vernes, je suis de Saint-Quentin, nous sommes tous les deux Picards d’origine en somme ». L’aveu en cathédrale sur l’autel de la folie, je crus que ma dernière heure était venue lorsque la lame se posa sur mon cou. Sacha sifflait l’hymne Russe d’Aleksandr Alexandrov, Jules arracha la page du livre qu’il tenait dans sa main, « Michel Strogoff et les Islamistes », Michel s’affala sur le sol en un grand bruit de marionnette en bois. Sacha nous salua, il était de contrôle, il se mit à siffler le poinçonneur des lilas, il avait un répertoire éclectique. Je sortis également sans rien dire, Jules avait allongé Michel sur sa couchette. Je ne savais même pas où nous étions, je me dirigeai vers le wagon restaurant. L’odeur de Bergamote était tel un jeu de piste pour retrouver mon dégingandé Sacha. Je pris place à une table, l’homme au cacao- torchon trempait son manteau dans le fond du verre. Je hélai le serveur, « Que fait ce vieil homme ? ». Il haussa les épaules, « Il essaie de teindre son vieux manteau couleur chocolat. C’était décidément un drôle de jour. Je commandai une vodka, après toutes ces émotions j’avais besoin d’un remontant. Je regardai immobile les infinités de bouleaux et de pins, toute cette immensité c’était à la fois sublime et inquiétant. Le wagon était un cheval perdu, confondu d’excuses dans ce paysage gigantesque et sans fin. Je renversai la boule neigeuse que j’avais pris dans ma main, Tour Eiffel en flocons, Paris me manquait.

Sacha arriva vers moi, je l’avais senti, Bergamote obligeait. « Contrôle des billets s’il vous plaît ! », je ne comprenais pas, après tous ces moments partagés avec Jules Verne, Michel Stogoff et lui. Avais-je été victime du mal des neiges ? Ou d’hallucinations délirantes ? . Je fouillai la poche intérieure de ma veste et fus surpris d’y trouver une missive cachetée par de la cire rouge, je reconnus le sceau royal du tsar Alexandre II. « Qu’est-ce cela Sacha ?, c’est vous qui m’avez glissé ça dans ma poche ? ». Il se contenta de poinçonner le bout de ma cravate en sifflant. Il saisit soudain ma main et un stylo bille, il écrivit sur ma paume, « Tu dois apporter ce courrier à Irkoutsk », il prit mon autre main, « Le tsar t’attend c’est une mission secrète ». J’eus à peine le temps de finir ma troisième vodka, Jules et Michel m’empoignèrent sans ménagement, Sacha siffla le signal du drame, le Transsibérien s’arrêta net. La porte du wagon s’ouvrit et je me retrouvai cul par-dessus tête, le nez dans la poudreuse. Je repris mes esprits façon bonhomme de neige en détresse. Autour de moi Taïga, température « Entracte, esquimaux glacés », séquence du spectateur, séance unique. Je me mis à soulever les pieds le plus haut possible, car mes pas s’enfonçaient dans le coton jusqu’à mi-cuisse. Je ressentis une plénitude divine, pourtant j’étais totalement isolé en pleine nature, risquant de mourir de foi. Je marchai durant quelques heures, admirant la similitude du paysage, l’alignement de la quiétude, tout se précipita soudain. Quatre cavaliers surgirent du néant, la neige volait autour d’eux, il commencèrent à tourner autour de moi, l’un d’entre eux mit pied à terre. Ma mémoire fit plusieurs tours sur elle-même, « Ivan Ogareff ! », cet homme cruel, ce traître, moitié Russe moitié Tartare. Il avait vraiment une carrure athlétique, une épaisse moustache se raccordant à des favoris roux, il me dominait au moins d’une tête. Je devinai qu’il voulait la lettre en ma possession, pour l’apporter à Irkoutsk à ma place. Il vociféra en Russe tout en tirant l’épée à la lame large courbée de son fourreau, j’imaginai déjà ma caboche franchir les poteaux d’un terrain de rugby pour un essai de la tête. Bon chrétien que j’étais, je lui tendis la main, je gardai « En joue feu ! », j’avais toujours avec moi mon Beretta 92. Il s’effondra de tout son long, le carmin vint peindre les filets de la mort sur le ciel blanc. Les autres comparses d’Ogareff, ne me demandèrent aucun doggy bag, et prirent la poudreuse d’escampette. Assez fier de moi, je pensai à mes amis Jules et Michel, ce félon avait rendu l’arme une seconde fois. Je n’avais pas remarqué cette boite à lettres bleu clair qui était dissimulée sous un conifère géant. Je m’approchai fébrilement à coups de dictionnaire, je déchiffrai les mots gravés sur la face avant, « Courrier du tsar, check-point d’ Irkoutsk ». Fier de moi, je reléguai Tom Cruise dans la soute à ramage, mission impossible n’était pas Français. J’introduisis la précieuse missive dans l’orifice sacré, je communiai un instant avec la bonne heure. J’entendis le sifflement de Sacha, une voix qui invitait le groupe à rejoindre les wagons. La visite du mythique lac Baïkal était terminé. Le Transsibérien de jade vétuste, s’était mis au vert durant quelques heures. Le cœur aventurier, je me sentai puissant dans la paix. En remontant dans le train Sacha me tendit un cube de couleur caramel, en sifflant un chant de gloire et de combat. « Savon de Marseille, extra pur, 72% d’huile ». Je lui fis une accolade, compagnon de croisades, j’avais eu ma quête du graal. Je retournai dans mon compartiment, il était vide. Jules Verne s’était évaporé. Sur ma couchette je trouvai un vieil exemplaire de « Michel Strogoff ». Je l’ouvris, sur la première page de face ces quelques mots, « Il ne faut pas trop se tartariser ! Le beau rôle est encore à ceux dont les armes civilisent». Je reconnaissais bien là son l’humour et la sagesse de Jules. Une jeune femme entra dans le compartiment, elle avait cette beauté de type slave pur. Elle était grande et élancée, elle offrait au regard une tête charmante. Profusion de cheveux blond doré, yeux bruns, regard velouté et très doux. La bouche était finement dessinée, mais déshabituée de sourire. Cette beauté un peu austère lui donnait un air « Alain Delon », à l’instar (ou Alain star) d’une troisième personne inaccessible. Elle s’adressa à moi de façon ferme, « J’espère que vous ne ronflez pas ?. Je viens d’un autre compartiment, et c’est une femme qui expirait telle une locomotive ! ». Je me mis à rire en retenant mes claquements de dents sonores. « Non, je n’ai pas ce défaut mademoiselle. Mais les compartiments sont mixtes ? ». Elle s’installa sans se justifier, sure d’elle, conquérante de chaque seconde. « Je m’appelle Nadia Fédor et vous ? ». Les sels ne suffisaient plus, il me fallait l’océan tout entier. « Frédéric Cardinal, mais je n’ai rien de religieux. Enfin si, j’ai tout de même un sacré cœur ! ». Nadia ne répondait plus, elle écoutait Michel qui entonnait la troïka. Je refermai mon flacon de Bergamote, Sacha siffla encore trois fois. Le Transsibérien était sur ses rails, et moi je rêvais tout éveillé.

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