Le désintérêt des jeunes pour le domaine du spatial

Alors que beaucoup d'États dans le monde développent le domaine du spatial au sein de son territoire, la France semble encore à la traîne à ce niveau. Les jeunes Français ne démontrent que peu d'intérêt pour ce sujet pourtant novateur aux allures futuristes. Pour quelles raisons ?

La plupart des étudiants a un regain d'énergie concernant la lutte pour l'écologie ou encore contre la précarité. Deux domaines de choix auxquels peuvent s'ajouter diverses manifestations ou événements dans un but de prévention et d'amélioration de la condition des jeunes. La crise du coronavirus a pu mettre en avant ces combats puisqu'elle a elle-même creusé cette pauvreté ou redonné un coup de peps malheureux à la pollution (masques au sol, achats de masse de gants en plastique...).

Ainsi, il semble complexe de demander à la nouvelle génération de se tourner vers la vulgarisation scientifique ainsi que le spatial. Il est vrai que l'aérospatial ne déroge pas à la règle des gros budgets : pollution sonore aux alentours du pas de tir d'Ariane V en Guyane, rejet de débris dans l'océan ou encore largage de détritus hors de la Terre. Tout cela ne donne pas une image glorieuse à l'European Space Agency ni même à la NASA.

Pourtant, l'exploration spatiale a tout d'une grande. Elle passe d'un mythe, d'un rêve intouchable à une véritable épopée humaine en dehors des frontières naturelles de notre planète. Avec l'envoi de Thomas PESQUET au sein de l'ISS pour la deuxième fois, nul doute que la France commence enfin à rejoindre l'élite à ce niveau. Parti pour six mois, l'astronaute en vogue va pouvoir assister à plus d'une centaine de missions dans la station spatiale internationale, dont une primordiale : étudier des "mini-cerveaux", ou plutôt des cellules souches.

Le désintérêt des jeunes pour le domaine du spatial

Au-delà de la station située à environ 400 km de la Terre, une nouvelle aventure a également débuté depuis plusieurs semaines. La sonde Esperance a enfin rejoint Mars afin de rapporter un maximum d'éléments de cette planète autrefois couverte d'eau. À l'aide de son hélicoptère Ingenuity, elle promet une grande avancée aérospatiale pour le bonheur des passionnés des étoiles.

Dès lors, il devient important de mettre en avant le spatial auprès de la nouvelle génération. Bien qu'elle soit occupée à d'autres actions plus importantes, elle peut commencer malgré tout à se pencher sur le sujet. Avec la prochaine sélection de l'ESA jusqu'en 2022, de nombreux candidats vont s'affronter afin d'espérer un jour fouler le sol de nouveaux objets spatiaux. De plus, c'est cette nouvelle génération qui aura la chance de suivre les avancées de la sonde Voyager 1 dans plusieurs années encore. Il ne faut donc pas perdre l'intérêt pour ce domaine qui apportera de nombreuses réponses à nos questions astronomiques...


Andréa

Je suis rédactrice dans le domaine de la vulgarisation scientifique, mais aussi dans la géopolitique et la Francophonie !

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