Le cri - Nicolas Beuglet

Le cri – Nicolas Beuglet

XO Éditions

Souvent je te parle de livres qui racontent une histoire, une histoire dont tu peux pas te détacher, mais qui te laissent pas de souvenirs pendant trente ans.

Là, c’est le cas.

Une histoire de folie, dans tous les sens du terme.

La couv est sympa, et je dois te dire que c’est elle qui m’a fait poser la main sur le livre.

Un pitch basé sur des faits réels, au cas où tu saches pas encore que la C. I. A. fait des trucs bizarres avec les gens depuis les années 50, mais qui te fait froid dans le dos quand même.

Oslo.

Un type se suicide dans un hôpital.

Psychiatrique, l’hôpital.

C’est Sarah qui est chargée de l’enquête. Elle m’a fait penser à Johanna, la copine d’Olivier Norek.

Et j’aime bien les filles comme ça.

Sauf que là, Sarah, elle est pas en grande forme. Elle vient de se faire plaquer par son mec. Un cave, le mec, mais bon, c’est pas l’histoire.

Le type qu’est mort, personne sait qui c’est. Forcément, ça aide pas au niveau de l’enquête. Il a juste une cicatrice sur le front, qui représente le chiffre 488.

Ça non plus, ça aide pas.

Autre chose. Il a fait des graffs sur les murs de sa cellule. Pas ceux que tu vois dans la rue. Des graffitis, genre qui veulent rien dire.

Donc voilà, Sarah, faut qu’elle enquête là-dessus.

C’est pas gagné, tu t’en doutes.

Y a Christopher qui va lui filer un coup de main. Ça tombe bien, c’est un ancien journaliste d’investigation. Comme quoi, le hasard dans la littérature…

Bon.

L’histoire, elle t’emmène loin. En kilomètres, je veux dire.

Jusque sur une île perdue au milieu de l’eau. Je dis de l’eau, parce que comme y a pas de marins, c’est rien que d’l’eau, la mer (C’est Christian Olivier qui le dit dans Gino).

On va pas se mentir, par moment, tu vas avoir l’impression qu’ils sont seuls contre le monde entier, et c’est un peu… Mais bon.

C’est un film. Un scénario de folie, ficelé paragraphe après paragraphe, chapitre après chapitre, et ça, c’est bien.

Lu en deux jours, en ayant quand même le temps de faire autre chose, parce que tu tournes les pages, tu peux pas t’en empêcher. Genre, encore une, je finis le chapitre, et ça te fait ça pendant presque 500 pages.

Tu fais de l’apnée, un peu, surtout pendant la première partie du bouquin.

Pas de temps mort.

Après, ça se gâte.

Je veux dire que tu lis toujours, tu veux savoir, toujours, mais bon.

Y a des loupés. Notamment le méchant vilain qui a de la thune en pagaille, des hommes de mains en pagaille, des moyens en pagaille, mais qui préfère passer par la flic norvégienne et le reporter pour trouver ce qu’il cherche…

Ah oui, je t’ai pas dit, Sarah, elle est flic.

Y a l’histoire d’amour, aussi, pas forcément nécessaire. On n’est pas chez Harlequin, donc c’est franchement surfait et sans grand intérêt.

Mais bon, y en a qui aiment.

Tu vas toucher au sacré, mais pas comme dans « Block 46 ».

Moins bien.

Là, on te cause de la vie après la mort.

Tu vois le truc ?

Y en a d’autres qu’en ont causé.

Mieux.

En tout cas, même si le style, encore une fois, te laissera pas une empreinte jusqu’à la fin de tes jours, tu vas passer un chouette moment.

Au niveau documentation, je veux même pas imaginer le travail de dingue qu’a dû réaliser Nicolas Beuglet. Rien que pour ça, le lire, ça vaut la peine de sortir tes 20 balles.

Et tu vas lire un livre.

Ça, c’est mieux que de regarder la télé.

http://www.leslivresdelie.org


Nicolas Elie

J'écris, je lis, puis j'écris...

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