L’auto-édition… La ruée vers les mots se confirme !

Du 17 au 20 mars prochain la capitale accueillera le Salon du livre de Paris 2016 rebaptisé pour l’occasion #LivreParis. Parmi tous ces libraires présents, un secteur confirme sa très bonne percée : l’auto-édition ! Mais au fait !? C’est quoi l’auto-édition au juste ?

3 méthodes différentes, un seul Graal, la publication…

L’auto-édition consiste pour un auteur à prendre en charge toutes les étapes de la publication et de la promotion de son ouvrage sans avoir recours à une maison d’édition. Elle se distingue du compte d’éditeur et du compte d’auteur. Le premier assure une sécurité à l’auteur car c’est l’éditeur qui se charge de tout et prend tous les risques, succès ou flop ! Cependant la rémunération en terme de droits est peu élevée ; en moyenne 7% sans compter un éventuel « à-valoir » pour les plus chanceux. Le compte d’auteur permet à l’écrivain de disposer de tous les services d’une maison d’édition, encore faut il « tomber » sur quelqu’un de sérieux, moyennant finance de sa part. L’éditeur se charge alors uniquement du travail technique et d’impression. Le bénéfice pouvant se révéler important en cas de succès pour l’auteur.

L’auto-édition implique que l’auteur se charge de toutes les étapes. Ecriture, correction, promotion, etc. Compliqué, mais si le projet est bien accueillit l’auteur touche des droits d’auteur relativement importants !

Une France conservatrice ? En apparence seulement…

D’après plusieurs études, le marché de l’auto-édition a véritablement explosé aux Etats-Unis puisqu’on évoque un marché qui représente 52 milliards de dollars. En 2014, les ventes liées à l’auto-édition auraient même dépassé celles dites « classiques » et 20 des 100 meilleurs livres en version électronique sont issus de l’auto-édition. A cela plusieurs explications :

- l’informatique, qui a relégué depuis longtemps le manuscrit en version papier,

- internet, qui permet de soumettre ses écrits plus facilement à un comité de lecture,

- les applications telles que IBooks et les plates-formes comme Apple®, Amazon®, Kindle® etc. Les premières permettent de réaliser chez soi un ouvrage au format Epub et les secondes de pouvoir les commercialiser en les proposant au grand public,

- l’explosion des réseaux sociaux qui constitue un formidable relais publicitaire,

- un livre numérique coûte moins cher qu’un ouvrage papier,

- de plus en plus de lecteurs, environ 15%, choisissent la lecture sur tablette – Oui, je sais ! La lecture d’un livre papier reste une expérience unique mais là n’est pas le sujet.

Ainsi, de nombreuses maisons d’auto-éditions ont vu le jour pour accompagner cette nouvelle tendance et on remarque même que les maisons « traditionnelles » ne sont pas insensibles au sujet. Pas encore convaincu ?

En 2013 la France comptait environ 25000 auteurs qui ont choisi l’auto-édition. Ils représentent un chiffre d’affaire d’environ 82 millions d’euros dont la majeure partie se retrouve dans les œuvres numériques. Ces auteurs et leurs maisons d’auto-éditions auront donc la part belle au #LivreParis 2016

Les nouvelles maisons d’éditions alternatives, beaucoup d’auteurs, peu d’élus…

Il ne faut surtout pas perdre de vue que l’auto-édition demande une très forte implication de l’auteur pour que son projet aboutisse. Parfois vouloir être édité se cantonne juste au plaisir de voir son manuscrit se transformer en un ouvrage papier pour en faire profiter son cercle familial ou amical. Néanmoins, rares sont ceux qui arrivent à vivre de leurs ventes, l’écriture étant avant tout une passion ; elle peut parfois constituer un complément de revenu pour les auteurs, qui dans la très grande majorité exercent déjà une autre profession.

Certaines maisons d’éditions proposent des concepts alternatifs, à la croisée des différents systèmes d’éditions, c’est le cas d’Edilivre®. Travaillant essentiellement via internet et messagerie personnelle, l’auteur peut donc décider de la dimension qu’il souhaite donner à son projet. Edilivre propose donc une publication quasi gratuite pour un projet simple et discret comme elle peut aussi accompagner de façon très professionnelle les projets beaucoup plus ambitieux comme « Mylène Farmer, une grande astronaute » (Y. Provost) ou « Le Jargon du Sapeur-Pompier ». Ces deux ouvrages ont d’ailleurs dépassé les 2000 exemplaires papiers ce qui a permis aux auteurs de faire don de leurs droits à des associations.

Une évolution est donc en marche et elle permettra certainement une meilleure visibilité et répartition des rôles du paysage littéraire ; Edilivre propose même d’évoluer en gamme à la recherche de nouveaux talents avec MaisonE®.

La prochaine étape est peut-être l’émergence d’un nouveau système s’inspirant de MyMajorCompany®… Au final un seul juge, le lecteur ! Rendez-vous est pris pour mi-mars #LivreParis et d’ici là bonnes lectures…

ALBAI

Sous-officier à la BSPP, ALBAI a participé à l'écriture de plusieurs ouvrages. Il est notamment l'auteur du livre "Le Jargon du Sapeur-Pompier" 1er livre de ce genre en France et edité chez Edilivre. Vous pouvez également le suivre sur sa page Facebook et Twitter.

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