La religion de l’Egypte antique

La religion de l’Egypte antique est une des religions les plus anciennes de l’histoire de l’humanité. On date son émergence au néolithique, approximativement à 5000 ans avant J.-C.

Les innombrables divinités de l’Egypte antique donnent une image complexe et de prime abord assez absconse de cette religion lointaine, fascinante par bien des côtés. Quelques éléments permettent cependant de décrypter le sens de ses rites et de ses croyances.

Pour faire simple et pour faire une analogie qui n’est pas sans faiblesse, on peut dire que la religion de l’Egypte antique est polythéiste. Mais c’est un polythéisme qui est composé de deux variables. Il est à la fois monothéiste parce que l’on considère que des dieux tel que Amon surpasse en puissance et en dévotion de nombreuses divinités ; qu’il se détache en somme du reste des divinités, mais également que ce polythéisme est animiste parce que chaque dieu est une facette de la nature.

Ce qu’il faut retenir pour l’essentiel, c’est que chaque dieu est personnifié mais qu’il est aussi dans le même temps une représentation de l’environnement quotidien. Prenons un exemple : Rê est le dieu du Soleil. Rê (ou Râ), est représenté par un homme à tête de faucon sur laquelle est positionné le disque solaire protégé par un cobra dressé.

La religion se pratiquait dans des temples qui n’étaient ni plus ni moins qu’une retranscription de l’univers à taille humaine. Les prêtres administraient les temples pour le compte du pharaon. Il est intéressant de constater que les temples n’étaient pas des lieux ouverts au public. Lors de certaines occasions, on sortait le dieu du sanctuaire pour que la population lui rendre hommage.

Les dieux et les démons des anciens Egyptiens étaient des êtres surnaturels comme on peut en trouver dans d’autres religions. Ils possédaient les attributs qui vont avec ce statut, l’immortalité et des pouvoirs sans équivalent terrestre. On demandait donc leur protection et leur aide. En effectuant des prières, en faisant des offrandes, on tentait parfois d’apaiser leur courroux.

Les Egyptiens de l’antiquité croyaient en la vie éternelle. Cependant, il y avait plusieurs conditions pour atteindre l’immortalité. Le visage et le corps devaient être préservés. Chaque individu devait être enterré dans une tombe portant son nom. Il y avait aussi la pesée du cœur.

Cette étape de la pesée du cœur peut être décrite comme suit : lorsque la personne décédait, elle devait se faire peser le cœur. Le cœur étant symboliquement la représentation de l’âme. Le défunt se trouvait face à Osiris qui lui-même était entouré d'Isis, de Nephtys et quelquefois de Rê. On disposait le cœur du défunt d’un côté et de l’autre on plaçait la plume de la déesse Mâat, déesse de l’harmonie cosmique.

Deux options s’offraient alors au défunt. Si le cœur se révélait plus léger que la plume, Osiris lui ouvrait les portes paradisiaques de la vie éternelle, jugeant que la vie terrestre de cet homme avait été juste et droite.

Dans le cas où le cœur était plus lourd que la plume, le défunt était donné en pâture à la Grande dévorante ou aussi appelée la Mangeuse. Un monstre à tête de crocodile, au corps de lion, et à l’arrière train d’hippopotame, qui ne faisait qu’une bouchée du pauvre défunt. C’était Thot qui se chargeait de jeter le défunt à la Grande dévorante.

Durant le Nouvel Empire, quand on enterrait un individu, on disposait le livre des morts à ses côtés ainsi que des ouchebtis, statuettes esclaves pourrait-on dire, destinées à travailler pour le défunt dans l’autre monde. Des rituels magiques accompagnaient l’enterrement. 

HAYDEN STAPNER

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