La mise à mort : l’omerta des abattoirs

Depuis 2008, l’association L214, fondée par Brigitte Gothière et Sébastien Arsac, hurle au monde entier la vérité sur les abattoirs et les conditions de mise à mort des bêtes qui y sont menées. En presque une décennie, ses défenseurs de la cause animale ont réussi leur pari : que le consommateur se rende compte de la réalité et que les autorités s’emparent du problème. C’est chose faite, une commission parlementaire est en place pour faire la lumière sur ce qu’il se passe dans les abattoirs en France. Pourtant, le combat est loin d’être gagné.

Abattoir : la souffrance des bêtes et des hommes.

Sorti en février 2017, le livre « Steak Machine » du journaliste Geoffrey Le Guilcher fait une tôlée. Infiltré durant 40 jours dans un abattoir breton, il détaille dans son livre des conditions de travail aberrantes, qui feraient hurler n’importe quel autre corps de métier. « Les cadences sont si élevées que la bête qui résiste devient un ennemi. » Il devient difficile alors de penser au bien-être animal lorsque le bien-être de l’homme n’est pas respecté non plus.

Bien que les alertes soient de plus en plus nombreuses, les abattoirs refusent de faire face au problème, ils se replient sur eux-mêmes. Certains vont jusqu’à construire des murs autour de la salle de mise à mort.

Le livre « Steak Machine » est même retiré de la vente dans certains espaces culturels du groupe Leclerc.

>>> « Steak Machine », un livre coup de poing.

Aucune solution pour l’horreur de l’abattoir ?

On pourrait penser que l’industrie de la viande en France est telle qu’il est difficilement envisageable de réduire les cadences inhumaines qui sont instaurées dans les abattoirs. Une solution est prônée par les végétariens : si on ne mange plus de viande, plus besoin d’abattoirs. Mais pour l’instant, l’impact d’un tel régime alimentaire sur l’industrie est ridicule.

Néanmoins, un petit collectif de paysans de la Creuse, de la Corrèze et de la Haute-Vienne ont décidé de tenter le coup. Leur projet : un abattoir appliquant des principes pour la bientraitance animale. Pas de cadence minutée, pas d’objectif de chiffres, non, un abattoir conçu autour de l’animal, « pour » l’animal. L’abattoir vivrait au rythme de l’animal avec, pour l’apaiser un florilège de techniques : sons et odeurs apaisants, des photos de paysages dans le box….

Un prototype déjà en chantier qui n’attend que les dons de ceux qui sont sensibles à la cause animale pour l’aider à voir le jour.

>>> Un abattoir éthique.

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