La loi travail fâche la gauche de la gauche

Que les manifestations contre la loi Travail, ce jeudi 31, dans toute la France, aient rassemblé 270.000 personnes, selon Le Figaro ou 1,2 millions selon le leader de la CGT, elles montrent la fracture entre le PS et son électorat populaire.

« Il y a beaucoup de monde, beaucoup, beaucoup. Et pourtant il pleut des hallebardes », déclarait ce jeudi 31 mars Jean-Luc Mélenchon, sous un parapluie, au départ de la manifestation de Paris, place d'Italie. Selon lui, les gens dans la rue, opposés au projet de loi El Khomri, « savent que c'est leur vie quotidienne qui est en cause. On ne peut pas avoir un code du travail par entreprise, ce serait aussi stupide que d'avoir un code de la route par rue, ça ne peut conduire qu'à des catastrophes. » Voilà résumé l'esprit de la loi, qui privilégie la négociation par entreprise vers la libéralisation des conditions de travail.

La CGT annonce "1,2 million de manifestants"

Jean-Luc Mélenchon, dont les publications sont marquées du sigle « jlm2017.fr », estimait ou espérait un nombre de manifestants proche du « million » dans toute la France. A la CGT, on annonce 1, 2 million. Philippe Martinez, secrétaire général du syndicat CGT, déclarait : « A midi on recensait 600.000 manifestants... Des jeunes et des salariés qui se retrouvent ensemble pour protester et exiger le retrait du projet de loi... J'ai l'impression que le gouvernement ne comprend pas grand-chose », tonnait-il.

Les organisations publient désormais leur compte-rendu et leurs photos£
 Ici, celle de l'Union des étudiants communistes, à Paris (photo de une aussi).

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a tenté, sur son site internet, un point ville par ville sur la participation.

Des incidents dans plusieurs villes

C'est « la quatrième manifestation contre la loi travail », notait la quotidien La Croix qui relève le nombre de jeunes, étudiants et lycéens, « sur le thème de la précarité de l'emploi ». Le journal estime le nombre de manifestants à 190.000, « dans une cinquantaine de villes, sans compter Paris, selon des chiffres officiels mais partiels ». Il relève les heurts entre jeunes et forces de l'ordre, les manifestations se terminant en affrontements à Paris, Rennes (Ille-et-Vilaine), Nantes (Loire-Atlantique), Grenoble (Isère).

Le Figaro relève qu'à Paris, « une trentaine de lycéens encagoulés et parfois armés de barres de bois se sont attaqués régulièrement aux forces de l'ordre ». Ils s'en sont pris aussi à « des agences bancaires, des abris de bus et des vitrines de magasins ». Même spectacle à « Rennes, Grenoble, Nantes, Marseille (Bouches-du-Rhône) ou Toulouse (Hautes-Pyrénées) ». Le chiffre le plus bas pour la participation est selon Le Figaro de 270.000 manifestants.

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