La Horde Sauvage

Dans les méandres d'une ombre obscure

Je virevolte, bouillonne, m'estompe.

Lorsqu'elle se meurt, la diurne,

S'éveille ma vérité qui me trompe.


Je dédouble mon être d'ubiquité.

Je deviens nombre, en ton nom Légion.

M'esclaffe aux méandres de l'anxiété

Et m’enivre aux viles passions.


Ô rage, ô douce fureur.

Qu'éclate enfin la sentence

Lorsque l'on corrige l'erreur

D'un monde à la corrompue essence.


Car me voici fureur onirique,

Deus irae d'un courroux salvateur.

Faisceaux éclectiques, ô combien chamaniques

Transcendant les méandres des profanateurs.


J'attaque, je succombe et  me relève.

Aux yeux noirs, brume en réticence.

J'octroie l’absolution, à même la sève.

La mort me suit et me danse.


Nous voici donc, mille voix

Tonnant, grondant leur notes acérées.

Lorsque tout le monde se noie

Sous mon regard affamé.


Mon passage fut, il vécut

Vois comme tout se change

Lorsque le monde, lui même perçu

Passer au loin la horde sauvage.


Les terres fument, les enfants crient.

Le monde se meurt et moi je vis.

Dans les méandres ou tout le monde nie.

On peut me voir au loin, goûtant la lie.


Qu'il est vaste ce monde, annihilé.

Qu'il est beau ce monde, nihilisé.

Lorsque chutent les anges diabolisés.

Et montent les démons, divinisés.


Qu'il est beau ce nouveau monde.

Lorsque mort se propage en onde.

Lorsqu'au sonar, s'éternise la sonde.

D'une fin, d' un ancien monde.


Je suis nombre, je suis légion.

Je ne pardonne plus,

Lorsque trépassé, nous redoutions.

Je n'oublie plus.

Xaman

Un jour poète, une nuit musicien. Un jour écrivain, une nuit esthète. Un jour artiste, une nuit à jouer. Un jour kiné, une nuit anarchiste.

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