La dormeuse,

À l’ombre d’un chêne,

Douce de son teint porcelaine,

La dormeuse

Tisse ses rêves, allongée en savoureuse

Eve.


La brise caressante

En maitresse conquérante

Brode ses élans aux contours des rondeurs

Savourant dans le silence la brève frayeur

De sa soumise.


Au soleil taquin,

Le jeu entre ombre et lumière,

La peau en pièces de puzzle sans écrin

Attendant la main de l’artiste pour remodeler

L’œuvre dans son artifice trompé.


Le souffle de la belle dormant

En épousailles de la brise passant,

Apaisé, la poitrine aux tremblements légers

À peine à l’éclosion tendre de roses parfumées.


Du trouble des songes,

À peine le temps d’une pause,

L’œil glissé dans la fresque picturale,

Pressé à la vue, ronge

La toile en gourmandise carnassière,

En offrande pardonnable, une perle nourricière,

L’espoir pendu au cou en disgrâce

En contour peu sage.


L.G.

Laetitia Gand

écrivain, chroniqueuse littéraire, rédactrice freelance laetitia.gand422@orange.fr http://le.comptoir.des.mots.over-blog.com/ http://laetitiagand.simplesite.com/434673763 http://leslecturesdelaeti.eklablog.com/

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