Jeu d'écriture 1

En 20min, écrivez un texte en commençant par la phrase d'accroche : "Soudain, les rayons de l'aube embrasèrent les deux silhouettes qui se tenaient..."


Soudain, les rayons de l'aube embrasèrent les deux silhouettes qui se tenaient côte à côte sur le bord de la falaise. Varis tourna son regard ambré sur sa belle, dont la longue chevelure blonde était soulevée par les vents ascendants. Leïa sentit ce regard sur elle et cru brûler du fond de son être. Elle sourit et sans le regarder en retour, elle pressa les mollets contre les flancs de sa dragonne, qui ouvrit largement les ailes pour les refermer aussitôt et se laisser tomber à pic de la falaise. La jeune femme poussa un cri qu’elle ne put retenir, favorisé par l’adrénaline et se tint des deux mains à la selle lorsque la créature remonta juste avant de toucher le sol. Leïa éclata de rire tandis que la dragonne effectuait une pirouette. Puis elle se stabilisa et l’humaine chercha son amant dans le ciel tout autour d’elle. La dragonne effectua une embardée lorsque le dragon de Varis déboula juste devant elle et les deux créatures se grognèrent après, comme deux chats qui se chamaillent. Les deux humains rires de concert et harmonisèrent leur vol pour ne faire qu’un dans le firmament, sous les rayons du matin qui les réchauffaient à peine en cette saison. Il y avait tellement longtemps qu’ils n’avaient pas volé ensemble. Ils avaient d’ailleurs pensé ne plus jamais pouvoir le faire lorsque Leïa avait été envoyée au front pour combattre leurs ennemis. Varis savait que sa compagne était l’un des meilleurs dragonniers de tout Aryasol et lui n’était qu’un humble dresseur, mais la savoir si loin de lui aussi longtemps, et dans des conditions de guerre, le rendait très nerveux. Il avait passé de nombreuses nuits blanches à se demander si elle et sa dragonne allaient bien, si elles mangeaient à leur faim, si elles avaient de quoi se reposer sereinement… ou si leurs corps pourrissaient sur le champ de bataille. Quel soulagement cela avait été de les revoir seines et sauves toutes les deux il y a une semaine, lorsqu’elles étaient rentrées avec leur escouade ! Depuis, Varis refusait d’être séparé de sa belle un seul instant. Il s’arrangeait toujours pour être près de Leïa, même à son insu, veillant à ce qu’il ne lui arrive rien, se rassurant sur sa présence et sa bonne santé. Toutefois, il n’ignorait pas que si Leïa le surprenait à la suivre ainsi, elle rentrerait dans une colère noire. La grande blonde était une femme indépendante, libre et sauvage, à l’image de sa dragonne, dont l’élément principal était l’air et le vent. Et ses colères étaient aussi à craindre que l’orage et la tempête qui s’abattent en automne sur la cité, ravageant tout ce que les humains n’ont pas réussi à protéger à temps. Pourtant, elle pouvait se montrer aussi câline et féline lorsqu’ils se retrouvaient seuls, enlacés l’un contre l’autre, dans ses appartements. Le jeune homme avait parfois l’impression que c’était sa compagne qui menait la danse de leur vie, de leur destin, et qu’elle le protégeait comme une mère protège ses petits, comme une dragonne veille sur ses œufs.

Meryma

"Ecrivaillonne" depuis plusieurs années, je laisse mon esprit vagabonder dans de multiples univers, entre fantasy, fantastiques et science-fiction. Sont postés ici des extraits, des nouvelles ou des premiers jets. Bon voyage :)

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