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Jetable

Le XXIème siècle, celui du progrès, de la science, de l’information. Mais aussi de la pollution de la mondialisation et pour faire court de la précarité.

Les produits de consommation fabriqués en masse permettent aux consommateurs les moins argentés de pouvoir en bénéficier. Ce n’est pas moi qui vais vous apprendre que la production de masse fait baisser les prix.

Mais voilà ! Pour continuer à nourrir un système obsolète, les industriels marchands obligent les acheteurs à renouveler leurs biens de consommation. Ca ne s’appellerait pas l’obsolescence programmée ?

En bref, machine à laver, ordinateur et imprimante deviennent un vrai casse-tête. Changer le hublot de sa machine à laver coûte environ 80€ HT sans la main d’œuvre. Tout ça parce que le petit dernier s’est appuyé dessus et cassé la charnière. L’appareil ayant plus de dix ans, le calcul est vite fait. Mieux vaut en acheter une neuve. L’imprimante sous garantie est échangée, au pire un bon d’achat vous est octroyé.

Abracadabra ! La consommation est troquée contre la réparation.

Nous consommons du jetable.

Et si l’on essayait d’y regarder de plus près ?

Nos chers emplois se font la malle, sous couvert de mondialisation mais surtout des exigences des actionnaires à qui les dividendes paraissent insuffisants. Humm. Ces grands pontes qui se réunissent lors du G8… n’auraient-ils pas anticipé cet état de fait par la création de nouveaux métiers ? La fonction RH (Ressource Humaine) m’interroge fortement au vu des massacres de postes. Il est entendu depuis plusieurs années, que pour ‘calmer’ les esprits des ouvriers, les RH sont licenciés en premier lieu.

-‘Ben si les cols blancs sont virés, nous ont peut rien faire pour not’e travail’.

La fonction RH vendue, tel le service permettant une adéquation constante de l’entreprise, un pôle articulant les autres, permet en fait de faire passer des vessies pour des lanternes.

Pardon. Permettait. Il faut bien le constater, cela a fonctionné. Un temps. Les ouvriers, que je préfère appeler la force vive des entreprises se sont enfin réveillés. La résignation n’est plus de mise.

Tout est jetable mais que peut-on y faire ?

Il y a différentes façon de se révolter. Etre dans la rue n’est pas la seule. Débuter par une consommation plus intelligente. Avantager les magasins de vêtements ou autre, type Emmaüs, qui privilégient l’ancien rénové et l’emploi. Eviter soigneusement le self scan. Les caissières aussi, ont besoin de garder leur job. Favoriser le recyclage et acheter autant que possible du made in France. Du vrai. Oui je sais. Le consommateur est souvent induit en erreur sur les pays de fabrication des marchandises. Le principal est de changer ses habitudes. En tant qu’acheteur, c’est vous qui avez le pouvoir. Servez-vous en. La révolution commence d’abord chez soi.

Envoyez paître les annonceurs, ces marchands de rêves, qui ne vendent que du vent.

Apprenez à désobéir.

Adame Manode 

Adame MANODE

Écrivain, rédactrice, vidéaste

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