j'y ai survécu...

Cette période, j’aurais voulu qu’elle n’eût jamais existé, mais hélas, mon père avait été malade et hospitalisé durant trois semaines dans un cimetière*. Ma sœur aînée, toujours, présente pour s’occuper des factures et tout autre chose dont ne pouvait s’occuper ma mère cambrée au chevet de mon père pour palier à ces moindres besoins et caprices. Elle avait été obligée de stopper son gagne-pain pour un temps. Moi-même, j’avais été malade un bref instant, une semaine tout au plus. Mais j’avais senti passer la mort durant les quelques minutes de somnolences que j’eus pour sommeil dans ce petit centre de santé. Couchée sur cette minuscule couche de matelas couvert par un drap blanc, j’avais cru l’espace d’un instant voir la mort entrée dans ma chambre et ce posté juste devant moi, mes yeux cillés, ma gorge se séchait et mon sang se glaçait. J’étais là inerte, fragile, je le voyais se courber sur moi et me regarder droit dans les yeux. J’étais à la fois surprise et heureuse. Deux sentiments contradictoires m’habitaient, chacun d’eux s’exprimant en une pensée, une voie qui me disait ''Bella, il te reste tant à vivre '' et cette autre qui n’avait que faire de cette vie de merde. Et soudain tout s’arrêta, quelqu’un avait franchi la porte de ma chambre et m’appelait

j'y ai survécu...

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Malili

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