Hématome - Maud Mayeras

Hématome – Maud Mayeras

Merci Christine !

Je t’explique.

Quand j’ai refermé « Lux », mais je vais pas t’en reparler, le dimanche matin, je suis allé aux puces. J’y vais tous les dimanches, mais bon, je vais pas te raconter ma vie non plus, on s’en fout.

Je suis tombé sur « Hématome ». En poche. Dédicacé « à Christine. Sur les bons conseils de la foule… » Tu piges ?

J’aime pas les livres de poche.

J’aime que les vrais livres, en grand format. Ça me coûte un bras, mais tant pis.

J’ai ouvert « Hématome ».

Ça c’est le truc à pas faire si t’as autre chose de prévu.

Ouvre pas « Hématome » !

Le pitch, si tu fais partie comme moi de ceux qui l’ont pas encore lu :

Emma se réveille. Elle est dans une chambre. Genre chambre d’hôpital. D’ailleurs y a un toubib qui vient la voir pour lui expliquer ce qu’il lui est arrivé. Elle est fracassée et en plus elle a perdu la mémoire. Elle se souvient de rien. Juste la douleur. Karter, son mec, lui dit qu’elle a été agressée. Grave agressée. Le pire.

Tu vois ?

Oublie pas un truc, c’est son premier roman à Maud Mayeras.

Son premier roman.

On va pas se mentir, quand t’écris comme ça, c’est parce que t’as commencé super tôt. Quand t’étais petite, tu racontais des histoires sur des cahiers, tout ça, et tu les faisais lire à tes potes.

Ou pas.

Mais là, elle m’a bluffé.

« Hématome », c’est la trace de ce qu’elle a laissé dans ma tête.

Les histoires de mômes, ça me tue. Les histoires de maltraitance, ça me tue encore plus. Là, elle m’a démoli.

C’est Emma qui raconte. C’est elle qui comprend, en même temps que toi.

Chaque détail, chaque morceau de son histoire, tu le revis avec elle. Tu reconstruis cette histoire et putain ! C’est dur…

J’arrête là pour ce qui est de l’histoire. On s’en fout, il doit y avoir un millier de chroniques plus ou moins élogieuses qui te font le pitch mieux que moi.

Je sais pas faire les résumés.

J’ai dit une fois de Johana, pour « Block 46 » qu’elle avait touché au sacré, voire au plus que sacré.

J’ai envie de dire pareil de Maud Mayeras. Elle touche ici au plus que sacré parce qu’elle touche à l’enfant que tu portes. Celui qui va devenir.

Alors moi, j’y connais rien en portage d’enfant. Je suis un mec. J’y connais que ce que je peux lire à travers des bouquins, voir à travers des images ou des reportages, donc que dalle.

Là, Maud elle m’a fait comprendre autre chose, de manière encore plus forte qu’avec « Reflex ». La sacralité de l’enfant.

Elle m’a fait comprendre que ceux qui touchent aux gosses, ce sont eux les monstres qu’on porte tous dans notre ventre. Les monstres tout noirs qui peuplent nos cauchemars. Ceux qui nous réveillent et qui se cachent au fond de notre inconscient pour nous faire croire qu’ils n’existent pas.

Mais ils existent.

Pour de vrai.

Et avec « Hématome », tu vas les apercevoir. Tu vas voir leur ombre, et ils vont s’approcher de toi.

Par moment, ils vont même te toucher, et quand tu vas sursauter, tu vas les entendre se marrer.

Si tu l’as pas lu, attends pas.

Va le chercher.

Moi, je vais le commander cet aprèm chez mon libraire.

En grand format.

Je t’ai dit, suis maniaco-dépressif pour les bouquins.

www.leslivresdelie.org


Nicolas Elie

J'écris, je lis, puis j'écris...

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