Gilets jaunes : un mouvement de solidarité qui nécessite une meilleure organisation

Le mouvement de protestation des gilets jaunes a pris bien de l’ampleur depuis le 17 novembre. Ampleur inespérée pour certains, c’est le résultat de l’union de centaines de milliers (probablement même de millions au vu de la censure médiatique actuelle) de citoyens qui se battent pour un avenir meilleur. Protestation centrée tout d’abord sur la hausse des carburants, elle soulève aujourd’hui des problèmes plus importants comme la baisse du pouvoir d’achat, ainsi qu’un ras-le-bol général du peuple français. Une meilleure organisation est à présent nécessaire pour mieux se faire entendre mais aussi se pencher sur des problématiques plus avancées.

Blocage des routes : quels résultats ?

L’une des méthodes des gilets jaunes était, et demeure encore aujourd’hui, le blocage des routes, provoquant un ralentissement général de la circulation sur toute la France. Bien que minimisés par les médias au premier abord, ces blocages ont eu un certain impact positif. Ils ont permis de montrer l’union des gilets jaunes mais aussi de mieux informer la population sur ce mouvement. D’autre part, ils ont également eu un effet non recherché dont l’Etat se réjouit certainement : la division du peuple. En effet beaucoup de citoyens se sentent pris au piège tandis que le gouvernement n’est pas réellement impacté. La filtration des ronds-points ne fait pas perdre de l’argent à l’Etat. Par ailleurs, il faut garder à l’esprit la pollution engendrée par la congestion automobile.

D’autres solutions déjà mises en place

Il devient aujourd’hui urgent de stopper ce blocage des routes et de se concentrer sur ce qui touche directement aux poches de l’Etat tout en diminuant son emprise sur le peuple, c’est-à-dire les péages, les raffineries, les multinationales, les mairies, les préfectures, des impôts etc. On parle même de blocages dans les ports maritimes, chose qui imposerait un réel frein à l’économie du pays. D’autre part, participer au mouvement c’est aussi ralentir sa consommation au maximum et concentrer ses dépenses sur les producteurs locaux plutôt que de continuer à alimenter les supermarchés. Bien entendu, il ne faut pas oublier de bannir les jeux de grattage et de loterie ainsi que les paris sportifs, sachant que l’Etat français est actionnaire de la Française des Jeux à 72 %. Si des millions de citoyens s’y mettent, l’économie du pays en prendra un sacré coup.

Changement de stratégie et de système : la démocratie participative

Que ce soit dans la rue ou sur les réseaux sociaux, on voit énormément de : « Macron, démission !», « Macron dégage ! ». Alors je suis tout à fait d’accord sur le fait que ce bonhomme n’a rien à faire à la tête de l’Etat. Mais la démission d’un président ne résoudra pas le fond du problème qui est que cette illusion de démocratie n’offre pas de réelle voix aux citoyens français. Ainsi, plutôt que de demander un référendum pour la démission d’Emmanuel Macron, ne serait-il pas plus judicieux d’exiger la mise en place d’une démocratie participative ? Créer une initiative populaire dans laquelle les citoyens peuvent réellement impacter les prises de décisions politiques, voilà le moteur d’un réel changement. Le principe ? Permettre aux citoyens, avec un certain nombre de signatures, de mettre en place des référendums pour créer de nouvelles lois, en révoquer d’autres ou encore, destituer des élus ou des agents publics qui faillissent à leurs devoirs.

L’Etat n’est pas le peuple : un parfum de dictature

A l’heure actuelle, nous pouvons créer et signer des pétitions, c’est-à-dire des demandes faites à l’Etat qui n’est en aucun cas obligé de les suivre. La mise en place d’une démocratie participative donnerait un réel sens aux signatures des citoyens. Le gouvernement n’est pas du côté du peuple, et ce n’est rien de le dire. Allant de la censure à la violation des droits de l’homme, de nombreuses injustices subsistent aujourd’hui en France. Petite parenthèse avec un tweet d’Emmanuel Macron qui parle de « base » (le peuple) et de « sommet » (l’Etat) dans ses propos. Cela semble malheureusement très représentatif de l’opinion générale qui circule au sein du gouvernement. Ainsi, il est aujourd’hui essentiel de montrer à l’Etat que ce sont les citoyens qui font la France, qu’ils sont capables de bien s’organiser et de tous parler d’une même voix, le tout sans violences, dans des manifestations pacifiques. Ce n’est que de cette manière, en union indivisible que nous aurons l’espoir de changer un système malade.

Article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".

Des problématiques qui vont au-delà de la hausse des taxes

Parce qu’il existe des choses à résoudre bien plus importantes que la hausse du prix du carburant, la mise en place d’une démocratie participative pourrait permettre de s’atteler à des problématiques bien réelles qui touchent chacun d’entre nous. Parmi elles, les inégalités marquées au sein du peuple, la censure médiatique (petit clin d’œil à BFMacron TV), l’éducation, la société de consommation mais aussi et avant tout, la protection de l’environnement. Parce que nous n’en sommes peut-être pas tous conscients, mais la nature doit être protégée, aujourd’hui, plus que jamais. S’unir pour créer un avenir meilleur, tel est notre enjeu actuel. 

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