Entre ciel et pavés

Les trottoirs de Paris, le gris élégant du large pavage des beaux quartiers, le goudron noir et laid du dix-neuvième et du vingtième, les piquets noirs à bout rond anti stationnement, les grilles sous les arbres des belles avenues, les petits pavés de Montmartre et de Saint-Michel, et les talons des touristes qui, enviant le chic des Parisiennes, en ont trop fait. Le petit air supérieur que je ne peux réprimer. Je connais Paris par cœur maintenant, des façades haussmanniennes aux souterrains blancs et crasseux de République, de Stalingrad, de la Place de Clichy, des Champs Elysées même.  J'aime Paris, je respire Paris et sa pollution, et pourtant un regard vers le ciel me ramène instantanément à l'Irlande. De la couleur bon sang! De la couleur, du nuage vaporeux, de l'immensité. Paris l'hiver : un univers morne à l'horizon bondé. Il me manque l'Atlantique, il me manque le bleu et le gris du ciel irlandais, il me manque le bruit de la mer, la compagnie des mouettes et le vert inconditionnel des collines. 

L Laura

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