Enfin parler à nos plus hauts instincts

Être anarchiste - outre le romantisme de la passion et du noir - c’est ne pas manquer de lucidité… L’anarchie, c’est une philosophie, une direction, un idéal de vie ensemble, une incessante démangeaison de justice et de liberté, de fraternité et d’amour, une vocation à l’humain, une appétence. On n’est pas anarchiste comme on est socialiste ou communiste. Ces derniers croient encore à l’État et qu’une poignée d’élites peuvent donc ériger leur dogme en pouvoir sur les autres, imaginant les éduquer, les pousser dans leur moule, de gré ou de force, instaurer leur système idéal (très élastique…) à leurs yeux. Ils ont des certitudes pour aujourd’hui.

L’anarchiste sait, lui, qu’il n’aura jamais le bonheur d’admirer l’avènement de son idéal d’humanité. Dans dix milles, vingt milles ans peut-être Peut-être moins ou plus ? La même distance de temps et d’espace qu’il faut aux grains de sable pour arriver au diamant. Pour lui, l’homme n’est pas plus prêt à aimer et à partager avec son prochain que les religions à épanouir la beauté des coeurs plutôt qu’à ordonner leurs soumissions. Bien au contraire, arrivé “à la force de l’âge”, il jette comme une petite vérole ses beaux rêves d’enfant pleins de bonheur de vivre ensemble, proche de l’idée anarchiste et entame jusqu’à sa mort la route désespérante qu’ont tracée pour lui ses maîtres et ses dieux.

Mais alors ? Pourquoi être anarchiste ?

Parce que c’est dans ton sang qui se rue dans tes veines, tu n’y peux rien. Depuis tout petit tu aimes les gens, mais ne supporte pas les ordres et la moindre injustice ! L’idée de dieu n’a jamais prie sur toi. C’est comme ça… et tout ton être se construit autour. Puis tu rencontres le mot anarchie… qui sonne tellement bien, qui résonne avec toi. Et plus tu apprends son histoire plus tu comprends que ça ne sera jamais pour aujourd’hui. Pour cela, tu te dis qu’il faudrait que l’homme grandisse, qu’il cesse de régresser comme il le fait en ce moment. Mais que c’est bien mal barré. Tu t’aperçois que tu es peu nombreux. Tu tentes de dispenser ta passion, de raconter, d’illustrer, de faire rêver à cette société que tu imagines, que d’autres ont imaginée bien avant toi. Mais tu n’as aucun pouvoir, seulement ton exemple, ta façon de vivre, de partager, ta soif d’apprendre encore et toujours. C’est peu, mais ça te nourrit aussi. C’est la goutte d’eau du colibri.

Bref, tout ce préambule pour vous dire toute ma colère contre ces gens qui se défoulent sur notre ami Jean-Luc Mélenchon. Le seul homme politique à ma connaissance qui parle à vos plus hauts instincts, à vos plus hautes aspirations. Qui surprend vos idées, secoue votre intelligence et vos chagrins, touche votre cœur du bout des mots, réveille votre révolte assoupie, et j’en laisse. Jusqu’à présent, tout ce qu’il a démontré, démonté, mis à nu, creusé dans le vif, s’est avéré exact. Accompagné par tous ces chiens médiatiques qui l’ont délibérément insulté, moqué, détourné, trahis, ridiculisé. Et l’homme tient bon.

Lorsque l’on parle ainsi de cet ami, les atrophiés du bulbe qui l’insultent sans raison objective te traite d’idolâtre, évoque le culte de la personnalité, que sais-je ? (À moi ! Anar de mère en fille ! Nom d’une bite en bois !) C’est la réponse des idiots sans voix, on y peut rien. Pour eux, avant de reconnaitre les qualités d’un autre homme qu’eux… il faut qu’il soit mort et reconnu par le nombre. Les imbéciles aiment Jaurès sans en avoir lu une ligne !

Re-bref, tout ce bla bla pour dire qu’on peut être anarchiste, c’est-à-dire savoir que jamais votre utopie ne se réalisera de votre vivant et apprécier les valeurs d’un homme qui ne l’est point mais va dans la même direction humaine, quelques furent ces erreurs passées.

Jean-Luc se représente en 2017, je voterai pour lui comme je l’ai fait en 2012 - moi qui n’ai jamais voté auparavant !

Excepté évidement si la révolte tant attendue explose enfin !

Je dis qu'être anarchiste n'empêche pas de reconnaitre chez un autre, même si celui-ci ne l'est pas, ces mêmes valeurs qui nous passionnent. J'ai, en ce qui me concerne, de l'estime pour cet homme aussi coincé fut-il dans cette toile d'araignée qu'est le FdG où chacun(e) venait y piocher son petit pouvoir personnel. C'est sans doute cet état de fait qui contribue, entre autre vils chiens galeux des médias, à faire croire que Jean-Luc Mélenchon serait du même acabit que ses "collègues"... Mais on pense ce que l'on veut. Et moi de même… 

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