Drone : pas partout !

Offrir un drone à Noël, quelle bonne idée ! Sauf que le faire voler à Paris est interdit et que ce sera très difficile partout ailleurs en Ile-de-France.

Même petit, un drone est soumis à des lois très strictes (photos Parrot).

Il vaut mieux le savoir avant de dépenser 100 €, voire plus : les vols d’appareils radiocommandés sont totalement interdits au-dessus de Paris, même au-dessus des propriétés privées, sauf sur dérogation exceptionnelle de la préfecture de police de Paris et de la DGAC.

En temps normal, en Ile-de France, les zones interdites sont nombreuses, autour des aérodromes et d’une foule de sites sensibles, militaires ou privés. Une carte peut être consultée sur aip-drones.fr.

Donc, si vous achetez un drone, ou légalement un « aéromodèle de catégorie A » , vous devrez connaître la réglementation aérienne qui s’applique dès le décollage de votre engin, même dans votre jardin. En fait, il vaut mieux acheter une carte aéronautique, pour 15 € par exemple à l’IGN plutôt que de risquer une amende de 400 € environ et une confiscation de votre matériel.

Ci-dessous, une capture d’écran de la carte de AIP-Drones.fr. On repèrera la base aérienne d’Evreux (le grand rectangle à gauche) et l’aérodrome de Château-Thierry (le petit rectangle à droite). Au milieu, la zone rouge, c’est l’Ile-de-France.

En raison de l’état d’urgence, l’utilisation des drones avait même été interdite dans toute l’Ile-de-France jusqu’au 16 novembre. Interdiction levée depuis cette date mais qui pourrait réapparaître à la première alerte.

Que dit la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) ? « Comme les autres aéronefs télépilotés, les aéromodèles sont soumis au 2e arrêté du 11 avril 2012, relatif à l’espace aérien qui stipule entre autres que sauf autorisation particulière, le survol des agglomérations et des rassemblements de personnes est interdit », est-il indiqué  sur HélicoMicro. « Nous avons une page qui vous explique tout », précise,  pour Paris Dépêches, Jérémy Montfrais, de la DGAC.

 Partout, l’altitude maximum sera de 150 mètres. Pas facile à respecter avec un engin de loisirs.

Attention aux photos et films

L’utilisation de caméra est autorisée mais gare aux atteintes à la vie privée si vous survolez le jardin de votre voisin (le vol au-dessus d’une propriété privée est interdit). Attention surtout si vous publiez ces images sur Internet. Vous risquez « un an d’emprisonnement et jusqu’à 45.000 € d’amende ». C’est un maximum. Mais publier sur le web l’image de quelqu’un chez lui peut très vite rendre ce loisir coûteux. En plus de gâcher l’ambiance autour de vous.

L’affaire se complique si vous vendez vos images : votre drone devient professionnel et vous devrez posséder le certificat d’aptitude théorique ULM.

Le drone de loisirs : au-dessus des zones inhabitées de préférence.

Une petite formation ?

Heureusement, il y a des associations d’amateurs qui vous renseigneront. Il y a en France environ 200 000 drones, dont la majorité pèse moins de 2 kilos. Une nouvelle réglementation devrait entrer en vigueur en 2016. Elle se propose de distinguer les drones de loisirs selon leur poids. Dès qu’un drone pèsera plus d’un kilo : obligation de puce électronique d’identification, éclairage spécifique, attestation sanctionnant une formation et enregistrement en ligne.

Un guide en ligne (ou en PDF) est disponible sur le site pnj-cam.com.

Si vous découvrez là une nouvelle passion, il existe même des formations comme Drones center, à Brétigny-sur-Orge (Essonne). On pourra se contenter d’une demi-journée d’initiation (240 €) ou envisager de passer le certificat théorique ULM pour 900 €.  Il est question d’organiser un brevet de télépilote. Si vous envisagez un usage professionnel, cela passera par ce type de stage.

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