Dies Irae

A l'orée de mes idées noires

J'entends le clairon qui sonne.

Requiem et ostinato en déboires

L'oraison funèbre tonne.


Mon sang est devenu liqueur.

Ecueils, recueils d'alcools innombrables.

Au bord du verre, mon cœur

Se noie dans mon être méprisable.


Sifflote un peu que je te tue,

Te descende au royaume d’Hadès.

Vois-tu la faucheuse têtu?

M'attendant, elle la prophétesse?


Son dû tombera bientôt,

Un corps trop mur, pourri.

S'écrasant au sol abricot,

Mélange de couleur, souris !


Ris donc, en dernière bouffée;

Au trébucher, trébuchons

Chuchote celle du condamné,

Pour en finir en explosions.


Feu d'artifice de ma haine,

Emplissant cette marionnette

Aux fils coupés en peine,

Désarticulé, en miettes.


Au sol la joue contre les pavés.

Immobile, placide et lassé.

La haine écoulé en bave salée,

Ruisselle dans la gouttière délabrée.

Xaman

Un jour poète, une nuit musicien. Un jour écrivain, une nuit esthète. Un jour artiste, une nuit à jouer. Un jour kiné, une nuit anarchiste.

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