Devons-nous refuser les artifices de notre corps ?

Les enfants avec leur insouciance et leur innocence sont ceux qui se rapprochent le plus du corps naturel. En grandissant, notamment arrivés à l’âge de la puberté, nous commençons à prendre conscience que l’on a un corps, nous commençons à nous en occuper. Et, c’est à ce moment-là que les artifices font leur apparition. Mais est-ce bénéfique ? Devons-nous refuser les artifices de notre corps ? Dans un premier temps, nous verrons que dans certains cas il faut refuser les artifices. Puis, dans un second temps, nous constaterons que les modifications corporelles peuvent être importantes pour d’autres personnes .

Pour commencer, nous allons voir qu’il faut refuser les artifices de notre corps. D’abord, nous allons observer le cas de l’effet de mode. En effet, lorsque l’on a recours aux artifices pour rentrer dans les normes et suivre les autres, les artifices sont à refuser. En effet, ils vont à l’encontre de qui on est . On ressemble alors à tout le monde, on devient n’importe qui et surtout quelqu’un que l’on n’est pas forcément. C’est le cas notamment pour tous les petits tatouages comme le signe infini que l’on voit partout ou encore certains piercings. C’est aussi le cas pour la chirurgie lorsqu’on se refait faire le nez parce qu’on le considère trop long, le botox pour les lèvres… On se base sur des soit disant normes et on essaie de rentrer dans le moule en devenant de véritables troupeaux de moutons. On se suit les uns, les autres, personne n’est différent, personne se distingue. Les magazines, les publicités, ont des impacts importants sur l’évolution de cet effet de mode .

De plus, certaines modifications corporelles se révèlent dangereuses pour la santé . En effet, de nombreuses opérations telles que le Bypass (opération qui consiste à retirer un morceau d’estomac de manière à maigrir) se déroulent mal et peuvent engendrer des complications graves voire mortelles. Cela peut entrainer parfois des inflammations et des éventrations. Il faut alors être à nouveau anesthésié et opéré ce qui est dangereux pour la santé. En effet, notre corps n’est pas fait pour recevoir un anesthésiant si souvent et être rouvert . Ce genre d’opération n’étant pas vital, il faut alors refuser ces artifices.

Egalement, les artifices pouvant poser problème dans certain travails . C’est le cas notamment pour les tatouages aux mains et à la tête. C’est aussi le cas pour le tongue split (langue coupée en deux). Les patrons ont tendance à refuser d’employer des personnes ayant eu recours à ce genre de modifications corporelles. De plus, dans certains domaines tels que la petite enfance, cela peut choquer les enfants. Ils ne sont pas habitués à voir cela et peuvent donc finir par être perturbés.

Maintenant, nous allons constater que dans certains cas, les artifices n’ont pas à être refuser . En effet, c’est notamment le cas pour la chirurgie réparatrice. Lors d’un accident, certains membres peuvent être endommagés. Certaines fois, ils le sont tellement que l’on doit avoir recours à la robotique. L’artifice, ici, est alors nécessaire. Il permet donc à la personne de vivre le plus normalement possible. Ce qui ne serait pas le cas si on n’avait pas recours aux modifications corporelles.

L’artifice lorsqu’il camoufle une cicatrice voyante n’a pas à être refuser . En effet la cicatrice peut engendrer un mal être important chez la personne qui l’a. Selon comment est la cicatrice, cela peut également attirer le regard des gens, parfois ce regard met mal à l’aise. De nombreuses personnes ont alors recours aux tatouages pour recouvrir ces cicatrices. Ce fut notamment le cas de Rick Genest. A ses quinze ans, il a été opéré d’une tumeur au cerveau. Cela a donc laissé une cicatrice importante. Il s’est alors fait tatouer pour la cacher. Et c’est à partir de là, qu’il s’est passionné pour cet art et s’est tatoué le corps de manière intégrale et est devenu celui qu’on appelle aujourd’hui « Zombie boy », soit « L’homme zombie ».

Egalement lorsque les artifices tels que les tatouages ont une symbolique importante, qui tient à cœur à la personne qui les fait, ils n’ont pas à être refuser. C’est parfois une manière de graver sur sa peau quelqu’un gravé dans notre cœur, de rendre hommage à quelqu’un parti trop tôt, une manière de s’exprimer. Le corps devient une toile, le tatouage un art. Et on devient alors une œuvre .

Pour conclure, nous avons pu constater que dans certains cas les artifices doivent être refusés En effet lorsqu’il s’agit d’un effet de mode, lorsqu’ils sont dangereux pour notre santé ou encore quand ils peuvent nous empêcher de trouver un travail. Mais, on se doit de les accepter lorsque cela permet à quelqu’un de vivre de manière normale, lorsque cela permet de cacher une cicatrice et donc de minimiser un mal être pour la personne ou encore quand l’artifice a une symbolique tenant à cœur à l’individu. Nous pouvons donc nous demander dans quelques années comment auront évoluées les modifications corporelles et quel regard notre société portera sur elles ? 

Marjorie Bridel

Je m'appelle Marjorie et je suis âgée de 22 ans. J'ai commencé la lecture et l'écriture très jeune. Mon premier roman a été publié en 2012. Depuis novembre 2019, je suis correspondante de presse locale pour le Dauphiné Libéré.

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