Dernière lecture - Qui es-tu Alaska ? de John Green

J'avais entendu parler de ce livre par des amis qui l'ont lu aussi. Je connaissais l'auteur de nom grâce aux réseaux sociaux et autres médias, notamment pour un autre de ses romans, Nos étoiles contraires, adapté au cinéma en 2014. Vous pensez bien que lorsqu'il est tombé sous ma main dans une boîte à lire, je l'ai tout de suite échangé avec un autre.

Il est resté quelques temps dans ma pile à lire (ou PAL, pour les intimes), puis je l'ai choisi pour la lecture. Comme souvent, j'ai d'abord jeté un œil à la quatrième de couverture où j'ai pu lire au sujet de l'auteur : "digne successeur de J.D. Salinger". Pour tout vous dire, n'ayant pas accroché à l'Attrape-coeurs (particulièrement à cause du style d'écriture), j'ai eu légèrement peur. Mais finalement, c'est une lecture que j'ai beaucoup aimé parce qu'elle m'a parlé.


Des commentaires négatifs ?

Après ma lecture, en traînant sur les réseaux sociaux, je suis tombée sur quelques avis négatifs concernant ce livre. J'en ai été assez surprise parce que la plupart d'entre eux visaient des points qui, selon moi, font tout le charme de ce roman.

D'abord, les personnages du livre ont été jugés trop prétentieux. Je ne partage pas cet avis, je pense même que c'est le propre des adolescents que de sembler se croire au-dessus de tout. Peut-être cela venait-il du fait qu'ils se posent beaucoup de questions philosophiques, sur la mort et l'intérêt de l'existence, et que, comme des enfants qui imaginent "comment on fait les bébés", ils trouvent des théories basées sur leurs connaissances du monde. Cette accusation de prétention me semble presque coller au mensonge selon lequel le fait d'être un adolescent engendrerait forcément le fait de n'avoir jamais rien vécu d'important ou de ne se poser aucune question.

Ensuite, il a été reproché aux personnages de ne pas apprécier leurs situations respectives à leur juste valeur. Encore une fois, c'est bien souvent un ingrédient de l'adolescence. Mais ce qui me dérange avec ce reproche, c'est que des trois personnages principaux, deux ont vécu ou vivent des situations difficiles et leurs réactions devant celles-ci ne me semblent pas spécialement disproportionnées.

J'ai vu des personnes dire que l'élément phare du livre arrivait trop tôt. Je ne suis pas d'accord. C'est justement la réaction des personnages à cet événement qui est importante, c'est cette réaction qui enrichit le roman et qui lui donne un sens. J'ai trouvé cette partie fascinante de vérité.

Enfin, plusieurs personnes ont évoqué avoir préféré Nos étoiles contraires, ce que je peux comprendre, mais je pense que les deux romans touchent leurs lecteurs en fonction de leur histoire personnelle. 


Pourquoi j'ai aimé cette lecture

Cette lecture m'a ramenée à ma propre adolescence, je me suis retrouvée dans ces personnages qui pensent qu'il faut absolument trouver un sens à la vie, mais que peut-être qu'il n'y en a pas. La fin m'a presque semblé familière, dans le sens où elle fait écho à ce que je suis devenue en vieillissant de quelques années. John Green met ici des mots sur les questionnements de l'adolescence, la recherche de sens, la question de la mort. Il le fait avec doigté et d'une manière qui m'a semblée très juste. 

Nous sommes aussi face à un roman d'apprentissage, où le personnage principal se construit en découvrant de nouvelles facettes de la vie : la cigarette, l'alcool, l'amour, la sexualité. Selon moi, les événements sont assez fidèles à ce qu'il peut se passer dans la réalité : l'envie, à l'adolescence, de découvrir de nouvelles choses et de se tester soi et ses limites. Le roman décrit aussi bien les diverses pressions de groupes que nous subissons à cette période de notre développement. En effet, la quête de sens à l'adolescence se fait toujours en rapport à l'autre : l'adolescent doit appartenir à un groupe duquel il sera le plus identique possible, mais rejette le reste. Ainsi, le personnage principal emprunte les habitudes de vie de son groupe d'amis (consommation de tabac par exemple) mais refuse d'appartenir à un groupe dit opposé (les Weekendeurs)


"J'ai décrété finalement que les gens croyaient en l'au-delà pour la bonne raison qu'ils ne pouvaient supporter de ne pas y croire."


Pour finir...

Je mets en lien affilié la page Amazon du livre, pour ceux ou celles qui seraient intéressé.e.s. Bien sûr, il n'y a aucune obligation !

Si vous avez lu ce livre, n'hésitez pas à me faire partager votre avis !

N'hésitez pas à me conseiller des livres !

Estamini

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