Dépression au dessus du jardin

Dépression au dessus du jardin, le chagrin était mal éteint, le canon de la beauté fatale, était pointé sur une face fractale. Transpercé par la balle, foudroyé par le mal, la main lâchée avant la fin du bal, la douleur délirait en digressions infernales. Dépression au dessus du jardin, abandonné comme un chien, la nuit si noire à mourir à cinq heures, la corde au cou à pendre les erreurs. Les fantômes croquait la pomme, dans l’Adam de lascive Eve, madame Rêve, traversait ses cauchemars au mercurochrome. Dépression au dessus du jardin, perdu labyrinthe en chemin, sorti de nulle part, à croiser des revenants hagards. Respirer l’héroïne figée à de la paraffine, des lyres à la corde jouant un air de spleen, des rimes à ongles griffaient la nuit, dans la vallée de la neurasthénie. Dépression au dessus du jardin, le soleil encore d’or se transformait en étain, les plantes fiévreuses dans un décorum, étaient arrosées de verres d’aromes, le matin tuait le temps à coups de magnum, un voyage en aller couleur monochrome. Dépression au dessus du jardin, un hymne à l’amour assassin, haussait d’un ton le dédain, les regrets parlant tout bas de rien, agitaient des « Reviens », mais en vain, les fleurs sans parfum fanées, avaient leurs sépales brisés. Dépression au dessus du jardin, à rédiger son mémorandum, des voix ciselées récitaient des psaumes, si tout cela se résumait à un post-scriptum, à des larmes coulant ad libitum, la vie au septième ciel d’une terrasse, était un suicide de face « Embrasse ! ».

 Inspiration Gainsbourg “Dépression au dessus du jardin”

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