De l'autre côté de la vie, il y a... peut-être !

Lorsque nos proches, nos êtres chers, viennent à disparaître qu’elle qu’en soit la cause ou la manière, nous découvrons avec douleur que nos sentiments n’ont plus de destination, ce qui fait qu’au lieu de se perdre dans l’horizon, ils nous envahissent, prenant possession de chaque espace de notre cœur. Nous tentons d’étouffer nos cris intérieurs pour qu’ils soient imperceptibles au monde qui nous entoure - Après tout, notre douleur nous appartient et n’a nullement besoin de spectateurs ! - Nous y parvenons, bon an mal an, parce que nous n’avons pas vraiment d’autre choix en la matière. La vie doit continuer, et même si c’est en claudiquant ou en marchand en crabe, nous continuons d’avancer, lourdement dans un premier temps avant de reprendre un rythme plus régulier, même s’il ne sera plus jamais normal. Nos sourires font difficilement surface, car sciemment ou non, nous estimons ou pensons ne plus avoir le "droit" d’en faire état. Quant au rire, il suit le même chemin, encore une fois sciemment ou non, puisqu’il est généralement la continuité du sourire, son grand frère en quelque sorte.

Différentes émotions prennent place là où auparavant il y avait tant d’amour et de tendresse, mais comme ces derniers n’ont plus ni destination ni destinataire, ils ont laissé place à la colère, l’amertume et parfois même des regrets. Et les regrets ne font qu’amplifier la souffrance intérieure, c’est bien connu. C’est donc en quelque sorte, un cercle vicieux.

Avant d’avoir conscience de tout ce chamboulement, nous laissons notre tristesse prendre possession de nous, s’installant comme une squatteuse indésirable. Le bonheur deviendrait presque une imposture tant il ne nous semble pas, ou plus, à sa place. Et pourtant, c’est à ce moment précis où nous en avons le plus besoin.

Mais alors, comment retrouver la force de poursuivre notre route sans ceux qu’on aime ? Comment réapprendre à sentir la chaleur du soleil à l’intérieur autant qu’à l’extérieur ? Comment parvenir à laisser germer les graines de l’amour dans notre cœur abîmé ?

En prenant conscience que malgré les injustices de l’existence, nous n’en sommes pas maîtres, condamnés à nous plier face à l’adversité même lorsqu’elle est injuste. En nous persuadant que ces êtres que nous aim(i)ons tant sont soulagés de ne plus souffrir, et que là où ils se trouvent dorénavant ils sont heureux. En imaginant qu’ils sont peut-être devenus des anges pour veiller sur chacun d’entre nous. Pourquoi pas après tout, puisque nous ne savons pas ce qu’il y a après la vie, après la mort, et que personne n’est jamais revenu pour nous apporter un quelconque témoignage !

Pour soulager les difficultés, et surtout les souffrances, que nous endurons dans ces épreuves, imaginons le meilleur plutôt que de nous apitoyer sur le pire !

MB

Marie Barrillon

Auteur de 10 ouvrages publiés dont - La vie est parfois une surprise, pour mon dernier roman, et chroniqueuse de livres pour mon blog, écrivain public et rédactrice web en parallèle, l'écriture (tout comme la lecture) est un besoin quasi viscéral, et en tout cas insatiable. Venez rejoindre la communauté à travers un groupe de partage sur FB : https://www.facebook.com/groups/LesInfosDeSkop/

Rejoignez Skōp, c'est gratuit!

Le magazine collaboratif qui vous paye pour écrire, voter & partager.

  • Aucune publicité pour les donateurs
  • Auteurs rémunérés par les dons des lecteurs
  • Contenu exclusif et personnalisé
  • Publication facile de tous vos écrits