COUPABLE D'HUMANISME...

« Cédric Herrou, un agriculteur de la vallée de la Roya, à la frontière avec l’Italie dans le sud de la France, doit être jugé ce 4 janvier pour avoir, avec son association, pris sous son aile des migrants. Ce militant de 37 ans est loin d’être le seul poursuivi : dans la région, un grand réseau de solidarité s’est mis en place. »

Comment est-ce possible ? Dans quel monde vivons nous ? Pourquoi est ce si simple pour certains d'ignorer les frontières pour aller s'implanter ailleurs (je pense, entre autre, à toutes les multinationales qui délocalisent ...et exploitent la misère humaine…) alors que pour d'autres les frontières deviennent des barrières infranchissables…

Et là je cite un indien d'Amérique qui a eu cette réflexion :

« ...on commence à mettre des barrières autour de sa maison, des barrières autour de sa ville, des barrières autour de son pays.

On met des barrières autour de soi même et on se retrouve isolé, coupé des autres... »

Nous sommes tous les descendants de peuples nomades. Quelle est cette réglementation qui empêche les hommes de choisir librement leur lieu de vie ? Pourquoi est-ce si difficile pour tous ceux qui fuient la misère, la barbarie de trouver une terre d'accueil ?

Alors oui, comme Cédric et beaucoup d'autres qui ne comprennent pas, tendre la main est juste un acte qui va de soit, empreint d'humanisme tout simplement.

«  Ah oui ! » diront certains, « ...mais il y a des règles à respecter, on ne peut pas faire tout et n'importe quoi... »

Bien sûr, nos instances officielles tentent quelques initiatives, comme démanteler la jungle de Calais. Des municipalités ont répondu à l'appel et ont mis à disposition des structures d'accueil dans lesquelles on trouve beaucoup de bonne volonté de la part des responsables, De nombreux bénévoles y donnent aussi de leur temps.

Mais ça ne suffit pas : tant que le carcan des démarches administratives pèsera de tout son poids, les migrants qui y vivent actuellement, se sentent dépendants de ceux qui les encadrent et ont parfois le sentiment de vivre dans une prison sans mur…

Alors, il est grand temps de prendre conscience que nos instances dirigeantes peuvent faire beaucoup plus, avec plus d'humanité, pour ceux qui souhaitent une vie meilleure et qu'elles cessent de considérer comme des criminels, coupables de trafic d'êtres humains tous ceux qui leur viennent en aide...

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