Cinq mois au paradis.

Nous partageons cette union, à la fois si simple et si complexe, qu'il m'est alors impossible d'en dénouer les nœuds. D'en percer les secrets. J'aimerais pourtant percevoir tout tes mystères, pour pouvoir, peut-être, dépeindre un portrait de toi. Créer un personnage à ton image, si réaliste, qu'il me serait alors impossible de ne pas tomber, une seconde fois, amoureuse de toi.

Et peut-être que je me fourvoie ? Que dans quelques temps il n'en sera plus ainsi ? Que l'image que j'ai de toi va tout simplement se désagréger, se dissoudre, se désintégrer. S'envoler au vent, et se disperser au quatre coins du monde. 

Et en un éclat, tu disparaîtrais du mien. Peu importe, à cet instant, je suis comblée.

Et je n'ai pour l'instant aucune raison qui justifierait de ne pas tenter avec toi, cette expérience de l'amour éternel, bien que je sais que pour ta part tu trouves tout cela puéril, n'est-ce pas ? Mister "Poker face".

Si je devais dépeindre de toi, une vision partielle de ton caractère, le mot "force" me parvient. Force, et douceur à la fois. Tes caresses, tes baisers détonnent parfois avec ta force, physique et psychologique. Puis tellement de qualificatifs se bousculent, s'entrechoquent dans ma tête. Pour te décrire dans ta totalité, il me faudrait des mots qui n'existent pas, des mots aussi uniques que toi. Tu sais, tout autres qualificatifs se révèlent dérisoires en comparaison avec la réalité qui t'entoure.

Tu te rapproche dangereusement de cet être fictif, issu de mon imaginaire... Et le surpasse parfois. Un idéal que j'ai mis des années à bâtir, perfectionner. Et tu étais là, si proche de moi... que s'en est presque irréaliste. Tu es toujours là pour moi, présent, sans être oppressant. Tu me pousses à grandir, à évoluer, tu m'écoutes même quand ce que je dis ne t'intéresse pas. Tu ne me juges pas sur mes choix, tu m'aimes telle que je suis, sans essayer de me transformer.

Tu m'as totalement intégrée dans ton monde, ton quotidien, instinctivement.

Je crois parfois te connaitre par cœur, mais tu me surprends toujours...

Et plus je te regardes, plus je t'aime.

En cinq mois, tu as fais de ma réalité un paradis.

Mims

No matter, you will never know me.

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