Captain America Civil War : le film qui bouleverse les codes du genre

Aujourd’hui sort dans les salles obscures le troisième volet de Captain America, où le premier des Avengers affronte son ami en armure, Iron Man. Un film qui va au-delà du simple long-métrage de super-héros, mêlant drame personnel, vengeance et responsabilité.

Avec Captain America Civil War, Marvel déclare la guerre aux films du genre. Et pour cause : la super-production passe au niveau supérieur et propose un film qui va au-delà du simple long-métrage de super-héros. Les événements de cet opus se déroulent après Avengers : L’Ere d’Ultron et Ant-Man. Captain America (Chris Evans), qui dirige l’équipe de super-héros, affronte l’un de ses ennemis à Lagos, au Nigéria, lorsque Wanda Maximoff (Elisabeth Olsen) tue accidentellement une dizaine de personnes, en voulant en sauver bien plus d’une explosion. Un événement qui conduira les Nations Unies à vouloir museler les Avengers pour éviter qu’ils deviennent incontrôlables en mettant en place les accords de Sokovie, signés par 117 pays. Mais Captain America, qui ne l’entend pas de cette oreille, ira contre la volonté de l’ONU et refusera de se soumettre, entrainant une « guerre civile » au sein même de l’équipe des super-héros. Un conflit finement orchestré par le Baron Zemo (Daniel Brühl) qui opposera le premier des Avengers et ses soutiens à son ami multimilliardaire, Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr). Laquelle des deux équipes sortira vainqueur de cette lutte ? Il faudra se déplacer dans les salles obscures pour le savoir.

Au-delà du conflit entre Iron Man et Captain America qui met le spectateur en haleine tout au long du film, le long-métrage propose une réflexion profonde sur les responsabilités de ces derniers face à leurs actes et sur leurs conséquences. La super-production tisse en toile de fond – tout comme Spider Man dans le long-métrage qui honore de sa présence – d’autres thématiques comme le libre arbitre ou encore la vengeance, omniprésente et vue de manière différente pour chaque personnage. Un film d’une maturité inégalée qui change la donne dans l’univers Marvel et qui bouleverse la vision que l’on a de Captain America – un soldat patriote, ayant soif de justice et suivant les règles – en faisant de lui un rebelle hors-la-loi. Une plongée dans la psyché du personnage, pleine d’aspérités, qui fait du long-métrage une véritable réussite tant scénaristiquement que visuellement. Et une question philosophique que pose le film mais dont on ne connaît toujours pas la réponse : la justice peut-elle être au-dessus de la loi ? Le long-métrage ne souffre aucunement de longueur (il dure quand même 2h30), grâce à des scènes rapides et efficaces, ainsi qu’un scénario et des dialogues au diapason. Mention spéciale pour Ant-Man et Spider Man, dont l’humour permet d’alléger certaines scènes très dures. Quoi qu’il en soit, l’équilibre est là. Un film à ne pas rater, même pour ceux qui n’apprécient que très peu l’abondance de super-héros au cinéma, comme on le constate depuis des années, avec dernièrement Deadpool ou Batman vs Suerman.

Crédit photo : Flickr – tricks ware

Laurent Pradal

journaliste multimédia en recherche d'emploi (radio, tv, presse écrite, web)... Écrivain à ses heures...

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