Avis d'impôt sur les disparus

Les familles des personnes tuées au Stade de France, au Bataclan ou aux terrasses des cafés parisiens, viennent de recevoir les feuilles d'imposition des victimes et doivent payer les impôts des morts.


Cela peut paraître absurde, bien au delà de la douleur, mais c'est la loi. Les familles des disparus doivent payer les impôts de leur enfant, conjoint, frère ou soeur. Le fisc français, doit-il faire une exception concernant les victimes du 13 novembre 2015 et leur famille ? C'est en tout cas la demande que formulent plusieurs familles qui ont perdu leurs enfants dans ces évènements dramatiques.

"La France leur doit peut-être bien ça"

Pour l''association 13 novembre 2015, Fraternité - Vérité, à situation d'exception, régime d'exception. 

Sur BFMTV, Emmanuel Domenach, vice-président de l'association, considère que ce cas particulier doit faire exception à la législation en vigueur : "Ces gens ne sont pas morts pour leur activité ou de vieillesse. Ils sont morts pour la France. C'est ce qui a été dit aux Invalides après le 13 novembre. S'ils sont morts pour la France, la France leur doit peut-être bien ça".

Faut-il que la question se pose à des familles fauchées par la douleur et qui sont encore aujourd'hui, dans une détresse morale bien facile à percevoir ? Dans le cas de décès aussi violents, aussi brutaux, la perte d'un enfant est insoutenable et chaque jour les parents se reconstruisent un peu plus et tout ce qui les ramène à la mort de leur enfant est une véritable torture.

"Sac mortuaire, 60,00€"

Pour avoir perdu un enfant sur "la voie publique", après "frais divers",  il y avait 60,00€ de sac mortuaire qui a servi à la police pour le ramener au funérarium et qui sont facturés aux familles. 

C'est vraiment à se demander parfois, à quoi servent nos impôts. 


© 2016 Freddy Victorieux

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