Aux portes du silence

J'écoutai ce silence

qui semblait si lointain

déjà demain

annonçait sa venue

et la rue

n'avait plus la fière allure de mon enfance.

L'absence

marquait chaque pierre

jusqu'au tintement de la cloche pendu à la tristesse

de ton départ, hier.

Je sentais alors notre petitesse

face au vide et à l'incompréhension,

les passions éteintes

par la froideur d'un adieu strict

et nos douces plaintes

s’élevant dans une quête espérée contre le verdict.


Mes pas trainent sur la route

où jadis tu marchais,

cherchant le fantôme des tiens qui glisseraient

comme le doute

d'une déchirure

ou l'envie d'être encore sous l'azur.


J'écoute désormais les murmures

d'un autre âge

comme des messages

d'amour.


Je ferme les yeux,

le grand chêne paresseux

me console.

Je l'entoure d'une caresse molle

et il me conte chaque souffle de vie.

Un doux instant, tu étais là, en vie...


Le clocher a soudain sonné, joyeusement.

Une nuée de corbeaux, de moineaux s'envolèrent vivement

puis des hirondelles...


Aux portes du silence

L.G.

Laetitia Gand

écrivain, chroniqueuse littéraire, rédactrice freelance laetitia.gand422@orange.fr http://le.comptoir.des.mots.over-blog.com/ http://laetitiagand.simplesite.com/434673763 http://leslecturesdelaeti.eklablog.com/

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