À notre étoile

Poèmes composés par Philippe Tchelovek le 17 septembre 2003.


Il n'y a pas plus beau qu'un grand premier Amour,

Que l'on soit différent, que l'on soit plus âgé.

Le bonheur est de croire qu'il durera toujours...

On ne regrette pas ce qu'on a partagé.



Oui, on ne se connaît que si on a souffert :

On n'arrive à grandir qu'en ayant mal au coeur.

Mais on se sent vivre la descente aux enfers :

Les pleurs n'éteignent pas la douleur qui écœure.


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Notre jardin secret pleure dans sa demeure,

Et notre Etoile triste brille d'un éclat terne.

Notre petite bulle a mal, soupire et meurt :

Il fait nuit maintenant, il me faut des lanternes.



Notre Etoile est venue au profond de mon âme.

Par sa voix étranglée, elle me dit qu'elle a froid.

Elle me dit que je pleure pour l'Amour d'une femme.

Notre Etoile m'observe, me regarde avec effroi.



J'ai dit à notre Etoile que j'ai perdu la foi,

Que ma vie s'est éteinte, que j'ai perdu mon ange...

Bien que je l'ai perdue, j'y crois encore parfois ;

Je voudrais un câlin, un kiss au goût d'orange.



Dans la nuit du jardin, perdu, ma voix s'est tue.

Le soleil s'est levé, une forte pluie tombe ;

A travers l'arc-en-ciel, l'Amour se perpétue :

Je continue d'aimer dans la nuit de ma tombe.


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L'océan a perdu tout son sel et son eau,

Et le ciel a perdu son azur, ses nuages.

Je contemple l'abîme pareil à un tombeau ;

La tête vers le ciel je vois venir l'orage.



Le ciel vomit son eau, les rocs leurs minéraux.

La pluie lave mon âme au bord de la falaise ;

Dans ce jardin qui verse des pleurs généraux,

Un éclair, le tonnerre, je suis pris d'un malaise.



Je me réveille, seul, au milieu du jardin.

Mes vêtements trempés me font trembler de peur

Et de froid, esseulé, dans un profond chagrin.

Je suis dans un état déchiré de torpeur...



La vie n'a plus de sens, emportée par la pluie.

Le temps est déréglé : il coule vite ou cesse.

J'ai les clefs du jardin, c'était mon paradis :

Moi, prince ténébreux, j'ai perdu ma princesse.


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Dans mon coeur déchiré, la vie est un mirage :

Révolté par la fin des espoirs infinis

Quand le matin se lève, je me meurs dans ma rage.

Je ne crois plus en rien lorsque tout est fini...



Dans la paix de mon âme devenue un tombeau,

Mon coeur pleure ses maux à travers des mots tendres.

C'est mal d'assassiner les émois les plus beaux,

D'annihiler les cœurs : la mort ne fait qu'attendre.



Je ne peux plus te dire l'Amour que mon coeur crie,

Noyé dans tes yeux verts, ne sachant plus quoi faire.

Dans ma voix amoureuse, dans les vers que j'écris,

Mon cœur devrait se taire, mais ce serait l'enfer.



Je ne renoncerai jamais à mon Amour.

Ta chère voix me manque et mes yeux se remplissent.

Tu es mon grand Amour, mon ange pour toujours.

Si nos cœurs s'éteignaient, ce serait un supplice.


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La vie a refusé qu'on soit femme et mari...

Un Amour impossible vaut plus que tous les autres.

Sa flamme brille encore dans nos yeux non guéris,

Il faut garder l'espoir que le bonheur soit nôtre.



Je me suis endormi puis mon âme se lève,

Elle vole vers toi au sein du firmament.

L'oreille sur ton coeur, j'écoute en toi la sève

Couler comme la vie, sûre comme un serment.



Je me sens transporté très haut dans l'univers,

Je suis dans le jardin et l'Etoile nous aime.

Je vois un corps sur Terre, brisé comme du verre,

Son visage est le mien et il a le teint blême.



Vivre sans ton Amour, privé de ta tendresse,

C'est ne plus exister, c'est connaître l'enfer.

Je continue d'aimer pour que je me redresse ;

Je voudrais m'arracher des bras de Lucifer.


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Mon âme a traversé un immense désert,

Une nuit, dans l'abîme où je tombe sans cri.

C'est un itinéraire où règnent les hivers,

J'ai emprunté la voie des condamnés conscrits.



J'écoute ce silence, ni végétal, ni animal,

Mon esprit erre seul dans cette aire hostile.

Les entrailles du monde sont enceintes du Mal,

Moi, fantôme apatride innocent et sans style.



Dans la fosse où j'expire, doucement je m'éteins.

Dans ma quête alchimique, j'affronte les abysses :

Je ne trouve pas l'or dans le cuivre et l'étain ;

J'ai perdu ma richesse au fond du précipice.



Je vois dans l'horizon l'aube pleine de force,

Notre Etoile rayonne dans toute sa beauté,

Son coeur reste inchangé en perdant son écorce :

Ainsi est notre Amour, il est l'éternité.


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Nous nous sommes promis un amour éternel.

Les accents de nos coeurs qui s'élèvent du nid

Font briller notre Etoile, mais la vie est cruelle :

La vie a condamné ce que l'amour bénit.



En amour, les promesses sont des serments sacrés.

Nos coeurs sont les autels qui nous ont mariés :

En prononçant nos vœux par un baiser nacré,

Pour sceller notre union, on s'est apparié.



Dans mon coeur romantique, mes pensées vont et viennent,

Je me sens né trop tard pour notre rendez-vous,

Et nous rencontrer là dans le jardin des peines ;

Mais je crois en l'amour auquel je te dévoue.



Notre amour n'est pas, comme on croit, un naufrage.

Il est notre patrie, il est notre miracle.

Chaque jour que Dieu donne, rendons quelque hommage

À ce sentiment noble qui défie les oracles.



© 2003-2017 Philip Tchelovek


Philip Tchelovek

Blogueur scientifique. Présent sur Skõp depuis le 19/03/2016. Articles sous copyright, mais vous pouvez partager les URL librement.

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