19 Gay Pride & financement public


La diversité des associations reflètent les besoins d’une société éclectique. La pérennité de ces associations ainsi que leurs actions sont dépendantes pour grand nombre d’entre elles, des subventions publiques.

Or depuis quelques années, avec une accélération en 2016, ces subventions tendent à fondre, voire disparaître au profit de chantage politique.

C’est ainsi que la ville de Nantes s’est permis de « suspendre » cette aide si l’association LGBT continuait à « promouvoir » la gestation pour autrui.

Valérie Pécresse pour l’île de France souhaitait financer à hauteur de 25 000 € la Gay Pride, à la condition que le char, qui lui coûte 7000 €, soit inexistant.

L’association Homogène de la ville du Mans a essuyé un refus, et la seule Gay Pride pour la région normande s’est déroulée à Caen.

Il semblerait que Marseille soit une des rares villes qui ne souffre pas de déficit budgétaire, d’homophobie et/ou de pensée unique à maintenir.

Est-il réellement nécessaire de rappeler le travail de ces associations ?

Nous sommes loin des années 80/90 ou la prévention contre le Sida était diffusée en boucle sur les ondes hertziennes afin de toucher les adolescents. Le Sida ne s’est pas volatilisé et l’homophobie est malheureusement toujours d’actualité. Ces associations ont le devoir de prévenir, d’accompagner, d’informer mais surtout de créer du lien.

Si les LGBT sont considérés comme une minorité au point de vue électoral, les enfants le sont aussi et les femmes le sont encore pour beaucoup. J’aimerai bien connaître le panel restant.

Admettons que l’attribution des subventions soit due à un défaut de financement. Est-il judicieux de vouloir réduire le travail de ces associations qui pourvoient à un manquement de l’état ?

La richesse et le maintient du tissu social permet à une société de ne pas dériver entre autre, dans une précarité grandissante et une violence inhérente à la condition humaine.

Est-ce que le choix de ces villes s’est plutôt porté sur un renforcement des forces policières afin de tempérer l’humanité sur fond de pensée simpliste, visant à s’attirer les bonnes grâce d’un certain électorat, ou se sont-elles tout simplement arrêtées de penser au bien commun ?

Ah la politique ! Il est bien difficile pour ces élus de faire la part entre l’envie douteux de garder le pouvoir à tout prix, et celui de faire un travail pour lequel ils ont été choisis.

Adame MANODE

Adame MANODE

Écrivain, rédactrice, vidéaste

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